Le Maroc est confronté à une situation climatique préoccupante, après qu’un rapport conjoint de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l’Institut mondial pour la croissance verte et de la Banque mondiale a révélé que le royaume enregistrait la plus forte variation de l’humidité des sols parmi les pays africains couverts par l’étude.
Ce rapport portait sur 28 pays représentant ensemble environ 73 % des émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie en Afrique, et analysait plusieurs indicateurs, notamment la chaleur, la sécheresse agricole, les pluies torrentielles et la préparation au changement climatique.
Les sols agricoles sont plus secs que la normale
Les chercheurs se sont appuyés sur une comparaison de l’humidité de la couche superficielle des sols agricoles au cours de la période 2020-2024 avec la moyenne de la période de référence 1981-2010.
Les résultats ont montré que le Maroc a enregistré le plus fort déficit d’humidité du sol parmi les pays étudiés, ce qui reflète la gravité de la sécheresse agricole à laquelle le royaume a été confronté ces dernières années.
Et ce, malgré l’amélioration de la situation hydrique au Maroc au cours de la saison 2025-2026 après plusieurs années consécutives de sécheresse, ce qui met en évidence le décalage entre, d’une part, l’amélioration des précipitations et des réserves des barrages et, d’autre part, les effets à long terme de la sécheresse sur les sols agricoles.
En revanche, le Maroc semble relativement moins exposé qu’un grand nombre de pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel à l’augmentation prévue du nombre de jours où la température dépasse 35 °C.
Le rapport indique également que l’augmentation de l’exposition aux pluies torrentielles au Maroc sera relativement limitée par rapport à d’autres pays africains, et que la proportion de terres agricoles exposées à des précipitations extrêmes reste parmi les plus faibles de l’échantillon étudié.
Cela reflète une situation climatique contrastée au Maroc, qui subit une forte pression due à la sécheresse des sols, mais reste moins exposé à certains autres risques tels que l’augmentation significative des vagues de chaleur et des précipitations extrêmes.
