Le gouvernement espagnol et plusieurs communautés autonomes ont convenu d'allouer 25 millions d'euros à titre d'aide d'urgence à la ville de Ceuta, dans le but de soutenir les services d'accueil et de protection des enfants migrants présents dans la ville.
Cet accord a été conclu jeudi lors d'une conférence sectorielle consacrée aux questions relatives à l'enfance et à l'adolescence, où le soutien financier à Ceuta constituait le seul point à l'ordre du jour.
Selon les médias espagnols, toutes les communautés autonomes participantes à la réunion ont approuvé l’octroi de cette aide, compte tenu des pressions considérables auxquelles est confronté le système de protection des mineurs à Ceuta.
Ces nouveaux fonds devraient contribuer à renforcer la capacité des autorités locales à fournir un hébergement, une prise en charge et des services de base aux enfants migrants placés sous leur protection.
Les communautés autonomes d’Aragon, d’Estrémadure, de Castille-et-León et de Castille-La Manche étaient absentes de la réunion, tandis que la Catalogne, la Navarre, les îles Canaries et Madrid y ont participé en personne ; les autres communautés autonomes ont pris part à la réunion par visioconférence.
Ce soutien s’inscrit dans le cadre d’une réponse plus large du gouvernement espagnol aux répercussions humanitaires et logistiques engendrées par la récente vague d’arrivées à Ceuta.
La ville a en effet connu ces derniers temps une pression sans précédent sur ses structures d’accueil et ses services de protection de l’enfance, notamment en raison de l’augmentation du nombre de mineurs non accompagnés.
Les autorités de Ceuta réclament depuis plusieurs semaines un soutien accru de la part de Madrid, estimant que les moyens locaux ne suffisent plus à faire face au nombre important d’enfants et de migrants arrivant sur le territoire.
Ce nouveau financement devrait donner aux autorités une plus grande marge de manœuvre pour renforcer les capacités d’accueil et garantir la continuité des services destinés aux enfants, en attendant que des solutions plus durables soient trouvées pour répartir les charges au niveau national.
