Les prix mondiaux de l’or ont baissé le 23 avril, alors que les prix du pétrole ont continué à augmenter et que les craintes d’un retour des pressions inflationnistes se sont accrues, tandis que les investisseurs ont continué à surveiller les négociations entre les États-Unis et l’Iran, sans signe concluant jusqu’à présent.
L’or au comptant a baissé de 0,6 % pour atteindre 4 711,27 dollars l’once et les contrats à terme de juin ont chuté à 4 727,70 dollars. Le pétrole brut Brent est resté au-dessus de 100 dollars le baril, soutenu par la baisse des stocks américains et les tensions persistantes sur l’Iran.
Les analystes estiment que la hausse des prix de l’énergie ravive les craintes d’une nouvelle vague inflationniste, car la hausse du pétrole se répercute directement sur les coûts de transport et de production, ce qui pourrait inciter les banques centrales à maintenir des taux d’intérêt plus élevés pendant une période plus longue.
Cela affecte directement l’or, qui perd de son attrait lorsque les taux d’intérêt augmentent, étant donné qu’il s’agit d’un actif non rémunéré comme les obligations ou les dépôts bancaires.
Des facteurs géopolitiques ont également ajouté à la complexité de la situation, avec des rapports faisant état d’une escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz et de la saisie de deux navires par l’Iran, ce qui a soutenu les prix du pétrole et ajouté à l’incertitude sur les marchés.
Un certain nombre d’observateurs s’attendent à ce que la Réserve fédérale américaine reporte d’au moins six mois une éventuelle baisse des taux, si les risques d’inflation continuent d’augmenter.
Ces développements reflètent une corrélation évidente entre les marchés de l’énergie et des métaux, l’or évoluant sous une double pression : La hausse du pétrole d’une part, et les attentes monétaires toujours aussi optimistes d’autre part.
