L’Iran a tiré plusieurs vagues de missiles balistiques en direction d’Israël en réponse aux frappes israéliennes visant le quartier général du Hezbollah à Beyrouth, la capitale libanaise, dans une nouvelle escalade qui fait monter le niveau de tension dans la région.
Au moins dix missiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne israéliens. Le CGRI a revendiqué la responsabilité d’avoir visé la base aérienne de Ramat David, dans le nord d’Israël.
À la suite de ces attaques, le gouvernement israélien a annoncé la fermeture des écoles dans tout le pays lundi et a appelé les citoyens à rester à proximité des abris en cas de nouvelles attaques.
Clalit a décidé de transférer les activités de 14 hôpitaux dans des installations souterraines, tandis que l’ambassade des États-Unis à Jérusalem a ordonné à ses employés et à leurs familles de rester dans des abris.
La mission diplomatique et le consulat des États-Unis à Tel-Aviv seront fermés lundi, tandis qu’Israël a fermé tous les points de passage vers Gaza, y compris celui de Kerem Shalom.
Escalade militaire et avertissements mutuels
Le CGRI a annoncé qu’un grand nombre de missiles iraniens étaient prêts à être lancés immédiatement, signalant la possibilité d’une escalade continue si les attaques israéliennes reprennent.
Le porte-parole de l’armée israélienne, Efe Devrin, a déclaré que l’armée allait intensifier ses frappes contre le Hezbollah au Liban, soulignant qu’Israël était prêt à faire face à l’éventualité de nouvelles attaques.
Ajouté : « Nous sommes préparés à l’éventualité de nouvelles attaques. Nos systèmes de défense sont excellents, mais la défense n’est pas complètement étanche.
Le chef d’état-major israélien Eyal Zamir a également tenu des réunions opérationnelles afin d’évaluer la situation et d’approuver les plans d’action pour la phase suivante.
Cette escalade a coïncidé avec l’annonce par Téhéran de la suspension des négociations avec les États-Unis le 1er juin, ce qui a accru les tensions politiques et militaires dans la région.
À l’intérieur du pays, le ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a appelé à « brûler Téhéran », dans une déclaration qui reflète l’escalade de la rhétorique dure au sein du gouvernement israélien.
Washington appelle à la reprise des négociations
Au milieu des échanges d’attaques, le président américain Donald Trump a insisté sur la nécessité d’une désescalade, soulignant qu’il n’était pas nécessaire de procéder à une nouvelle frappe.
M. Trump a tendu la main au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour tenter de contenir la situation et d’empêcher la région de sombrer dans une confrontation plus large.
Trump a dit : « Vous avez tiré des missiles, cela suffit. Retournez à la table des négociations et concluez l’accord ».
Cet appel intervient à un moment où l’on craint de plus en plus que la voie diplomatique entre Washington et Téhéran ne s’effondre, en particulier après l’enlisement des pourparlers et l’extension de la confrontation à plus d’un domaine.
Les chaînes israéliennes sur Telegram ont cité un commentaire qui se lit comme suit : « Si aujourd’hui il est possible de laisser un allié sous les missiles balistiques pour le plaisir du football, demain la même chose peut se produire avec n’importe quelle autre partie.
La crise entre l’Iran et Israël reste ouverte à plusieurs possibilités, alors que les opérations militaires se poursuivent et que le niveau de la rhétorique mutuelle augmente.
Les observateurs craignent que toute nouvelle escalade n’élargisse le cercle de la confrontation au Moyen-Orient, d’autant plus que les dossiers militaires en Iran, au Liban et à Gaza sont liés les uns aux autres.
La diplomatie reste la seule option capable d’empêcher l’escalade du conflit vers une phase plus dangereuse, à un moment où la pression internationale s’accroît pour contenir la situation et éviter une nouvelle vague de violence dans la région.
