Aucune frappe américaine n'a été signalée contre l'Iran depuis vendredi soir, ce qui semble indiquer une accalmie temporaire après deux semaines de bombardements intensifs, dans la vague la plus violente de ce type depuis le cessez-le-feu annoncé en avril.
Le porte-parole de l'armée iranienne, Mohammad Akraminia, a déclaré que Téhéran avait, pour sa part, suspendu ses opérations militaires, précisant que la stratégie de son pays reposait essentiellement sur la riposte et que, par conséquent, les opérations offensives avaient été suspendues parallèlement à l'arrêt des frappes américaines.
Ce calme relatif a contribué à renforcer les espoirs des marchés quant à la possibilité de parvenir à une issue diplomatique, ce qui s’est directement répercuté sur les cours du pétrole lors des échanges de lundi.
Vers 9 h 30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a baissé de 8,52 % pour s’établir à 88,53 dollars.
De même, le brut américain West Texas Intermediate (WTI), pour une livraison au même mois, a reculé de 7,32 % à 82,77 dollars le baril.
Malgré cette forte baisse des prix, les analystes d’ING ont souligné que cette accalmie n’avait pas encore entraîné de reprise notable du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Ce passage maritime reste au cœur des tensions entre l’Iran et les États-Unis, alors que Téhéran s’efforce d’exercer un contrôle accru sur le trafic de transit depuis le début de la guerre.
Dans ce contexte, les médias officiels iraniens ont rapporté que les forces navales du Corps des Gardiens de la Révolution avaient empêché, lundi, six navires de traverser le détroit d’Ormuz.
Selon la version iranienne, les navires auraient tenté d’emprunter des routes non autorisées par les autorités, ce qui a conduit les forces navales à les intercepter et à les empêcher de poursuivre leur traversée.
L'évolution des cours du pétrole reste liée au maintien du calme sur le terrain et au retour progressif à la normale de la navigation, tandis que toute nouvelle escalade dans la région pourrait raviver les craintes concernant l'approvisionnement mondial.
