L’agence spatiale américaine « NASA » a annoncé la mise en service de son nouveau superordinateur « Athéna », qui devrait devenir l’un des principaux outils utilisés dans la recherche scientifique, les projets d’ingénierie et le développement des technologies spatiales de demain.
Ce nouveau système allie une puissance de calcul considérable à une meilleure efficacité énergétique, ce qui permet à l’agence de mener à bien des opérations plus complexes en moins de temps, tout en réduisant les coûts d’exploitation et de maintenance.
Plus de 262 000 cœurs de processeur
Le supercalculateur « Athéna » est composé de 1 024 nœuds de calcul répartis sur quatre baies de serveurs et compte au total 262 144 cœurs de processeur.
Sa capacité maximale dépasse les 20 pétaflops, ce qui signifie qu’il est capable d’effectuer plus de 20 quadrillions d’opérations arithmétiques par seconde.
Pour illustrer l’ampleur de cette puissance, les ressources informatiques fournies par « Athènes » équivalent approximativement à la capacité totale de 16 000 à 22 000 ordinateurs portables récents fonctionnant tous simultanément.
Quelles tâches l’ordinateur « Athènes » va-t-il accomplir ?
Ce nouvel ordinateur sera mis en service au sein du centre de recherche « Ames » de la NASA, où il sera utilisé pour traiter un large éventail de calculs scientifiques et d’ingénierie extrêmement complexes.
Parmi les principales missions qui lui sont confiées, on peut citer :
- Simulation de lancements de missiles.
- Conception d’avions et d’engins spatiaux de nouvelle génération.
- Entraînement de modèles d’intelligence artificielle à grande échelle.
- Analyse de volumes considérables de données scientifiques.
- Réalisation des calculs techniques liés aux futures missions spatiales.
Ces types de calculs nécessitent des capacités de calcul exceptionnelles, car une seule simulation complexe peut comporter des milliards d’opérations et d’équations mathématiques.
Des performances supérieures à celles des systèmes précédents
La NASA a confirmé qu’« Athéna » surpassait ses précédents supercalculateurs, notamment « Aitken », « Electra » et « Pleiades », non seulement en termes de vitesse de traitement, mais également en matière d’efficacité énergétique.
Grâce à son infrastructure technique moderne, l’agence prévoit de réduire ses dépenses d’électricité et d’entretien, tout en conservant des niveaux élevés de performance et sa capacité à mener à bien des projets scientifiques complexes.
L’ordinateur « Athéna » occupe actuellement la 116e place du classement mondial « TOP500 », qui répertorie les supercalculateurs les plus puissants au monde.
Pourquoi la NASA a-t-elle choisi le nom d’Athéna ?
L’agence a baptisé ce nouveau système « Athéna », en référence à la déesse de la sagesse et de la stratégie militaire dans la mythologie grecque antique.
Ce nom a été choisi à l’issue d’un concours interne auquel ont participé les employés du département de calcul haute performance de la NASA.
Ce nom revêt également une signification symbolique, puisque, dans la mythologie grecque, Athéna est la demi-sœur d’Artémis, nom que la NASA a donné à son programme récent consacré à l’exploration de la Lune.
Un nouvel outil pour soutenir les futures missions spatiales
La mise en place du supercalculateur « Athéna » a nécessité la collaboration d’un grand nombre de spécialistes, notamment des ingénieurs en infrastructure informatique, des experts en cybersécurité et des développeurs de logiciels, ainsi que de plusieurs entreprises partenaires.
Une fois mis en service, le système fonctionnera 24 heures sur 24 afin de fournir aux chercheurs et aux ingénieurs les ressources informatiques nécessaires à la réalisation d’études et de simulations avancées.
La NASA espère que ce nouvel ordinateur contribuera à accélérer le développement des technologies spatiales, à améliorer la précision de la modélisation des processus complexes et à favoriser de nouvelles découvertes scientifiques susceptibles de jeter les bases des futures missions spatiales.
