L’intelligence artificielle (IA) pourrait être capable de produire de manière autonome ses prochaines générations d’ici à la fin de 2028, selon une prédiction faite par Jack Clark, cofondateur d’Anthropic, lors d’un discours à l’Université d’Oxford, rapporté par The Guardian.
Selon M. Clarke, au cours des douze prochains mois, l’IA, en collaboration avec l’homme, pourrait faire une découverte scientifique d’un niveau lui permettant d’obtenir le prix Nobel. Il a également prédit que d’ici 18 mois, des entreprises entièrement gérées par des systèmes d’intelligence artificielle verront le jour et seront capables de générer des millions de dollars de bénéfices.
La prochaine phase pourrait apporter de profondes transformations, notamment l’automatisation de la recherche scientifique, la création de technologies sans précédent et peut-être l’émergence d’une économie automatisée qui se détache progressivement de l’économie humaine traditionnelle.
Malgré ces prévisions avancées, M. Clarke a prévenu que la technologie comportait toujours un large éventail de risques, y compris la possibilité de menaces existentielles. Il a fait remarquer que la concurrence commerciale et géopolitique entre les pays et les grandes entreprises pourrait compliquer le développement de l’IA et limiter la capacité à la réglementer en toute sécurité.
Edward Harcourt, directeur de l’Institute for Ethics in Artificial Intelligence, a mis en garde contre le fait que la dépendance croissante des humains à l’égard des algorithmes pour effectuer des tâches et prendre des décisions pourrait entraîner un déclin de leurs capacités cognitives et de leur autonomie.
M. Harcourt a appelé au développement de modèles d’IA qui ne se contentent pas d’exécuter des tâches pour le compte des humains, mais qui encouragent également l’engagement mental actif et préservent leur rôle dans la réflexion, l’évaluation et la prise de décision.
Ces prévisions indiquent que les prochaines années pourraient être cruciales pour déterminer la forme de la relation entre les humains et l’IA, en particulier s’il n’existe toujours pas de cadres réglementaires clairs pour suivre le rythme de la diffusion rapide de ces technologies.
Les experts estiment qu’en ne réglementant pas à l’avance le déploiement de l’IA, les sociétés risquent de devoir en gérer les conséquences plus tard, au lieu de contrôler le cours du développement dès le départ.
