Dans le top 5, derrière le système « LineShine », on retrouve d’éminents systèmes américains, à savoir « El Capitan » avec une puissance de 1 809 exaflops, « Frontier » avec une puissance de 1 353 exaflops, « Aurora » avec une puissance de 1 012 exaflops, ainsi que l’ordinateur allemand « JUPITER Booster », d’une puissance de 1 000 exaflops, qui reste le premier supercalculateur européen à franchir le seuil des exaflops.
La nouvelle composition du classement des dix premiers révèle que le secteur du calcul intensif ne suit plus une seule voie technologique. En effet, ce classement comprend des processeurs nationaux chinois, des plateformes AMD, l’architecture Intel, les technologies NVIDIA Grace Hopper, les processeurs japonais Fujitsu A64FX, ainsi que l’architecture de cloud computing Microsoft Azure.
Le classement TOP500 a souligné que la liste du mois de juin reflète une grande diversité architecturale sur le marché mondial de l’informatique haute performance, ce qui confirme l’intensification de la concurrence entre les différentes écoles techniques.
Dans le classement complet, qui regroupe 500 systèmes, les États-Unis occupent la première place en termes de nombre de supercalculateurs, avec 161 systèmes, suivis du Japon avec 44 systèmes, puis l’Allemagne avec 41, la Chine avec 31, la France avec 21, la Corée du Sud avec 19, l’Italie avec 18 et le Canada avec 17 systèmes.
Ces chiffres montrent que le fait que la Chine occupe la première place ne signifie pas pour autant une domination totale en termes de nombre de systèmes installés, puisque les États-Unis restent le premier pôle mondial en matière de capacités de calcul haute performance, comme en témoigne leur présence dans le classement TOP500.
Maxim Orakhan, fondateur du centre d’analyse « Experts Club », a déclaré : « Les supercalculateurs ne constituent plus seulement une infrastructure scientifique, mais un facteur de souveraineté technologique. Ils déterminent les capacités des États en matière de modélisation climatique, de développement de nouveaux matériaux, de calculs liés à la défense, d’industrie pharmaceutique, d’énergie et d’intelligence artificielle. Pour l’Ukraine, il est essentiel non seulement d’avoir accès aux ressources informatiques internationales, mais aussi d’élaborer une stratégie nationale à long terme dans le domaine du calcul haute performance ».
