Le gouvernement a annoncé la création d’une commission interministérielle chargée de surveiller les fluctuations des prix et de prendre les mesures nécessaires pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte de pressions économiques auxquelles sont confrontés les ménages marocains.
Cette annonce fait suite à une réunion consacrée à l’examen de l’évolution de la situation économique nationale et à l’évaluation des répercussions de la variation des prix sur le marché national et sur la vie quotidienne des citoyens, réunion qui s’est tenue à Rabat le mardi 3 novembre 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Fatima Al-Zahra Mansouri.
Une commission ministérielle chargée du suivi des prix avant le ramadan
Cette commission regroupe des représentants des secteurs gouvernementaux concernés et devrait se réunir régulièrement afin de suivre l’évolution des prix et d’intervenir si nécessaire. Une partie de ses travaux sera consacrée aux produits de première nécessité dont la demande est en hausse, ce qui revêt une importance particulière à l’approche du mois de ramadan.
La commission est chargée de suivre l’évolution des prix sur le marché national et de surveiller tout changement susceptible d’affecter l’approvisionnement des marchés ou le pouvoir d’achat des ménages, ainsi que de coordonner les interventions des secteurs qu’elle représente et de prendre les mesures nécessaires en fonction de l’évolution de la situation.
Au cours de la réunion, Mme Mansouri a souligné que le maintien du pouvoir d’achat et de la cohésion sociale figurait parmi les priorités du programme gouvernemental, appelant à relever les défis économiques actuels par des mesures pratiques et concrètes qui répondent aux pressions subies par les ménages. Elle a reconnu que ces difficultés pèsent particulièrement lourd sur les couches pauvres et moyennes de la population, et s’est engagée à ne ménager aucun effort pour atténuer les répercussions des fluctuations économiques internationales sur les citoyens.
Des mesures concrètes pour faire face à la hausse du coût de la vie
Au-delà de la question de la composition de la commission, la réunion a porté sur les moyens de faire face aux effets de la volatilité des prix sur la vie quotidienne. La cheffe du gouvernement a ainsi affirmé que les secteurs concernés s’emploieraient à élaborer des mesures concrètes et efficaces pour limiter l’ampleur de cette hausse.
Ces mesures devraient viser à protéger le pouvoir d’achat et à assurer la stabilité du marché national, tout en veillant à ce que les produits de première nécessité restent régulièrement disponibles, afin d’éviter toute pénurie affectant les besoins des consommateurs.
Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte où la question des prix constitue l’un des principaux défis sociaux auxquels le gouvernement est confronté, car le coût de la vie pèse directement sur le budget des ménages, en particulier ceux aux revenus modestes et moyens. Le programme gouvernemental pour la période 2026-2031 avait fait de l’amélioration du pouvoir d’achat l’une de ses priorités et prévoyait des mesures visant à réguler les prix des denrées alimentaires, à développer les circuits de commercialisation et à rapprocher les produits des consommateurs.
Présence de six responsables gouvernementaux
Ont assisté à la réunion le ministre de l’Intérieur, le secrétaire général du gouvernement et le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Efficacité publique, ainsi que les ministres de l’Agriculture, de la Pêche et de la Souveraineté alimentaire, de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Intégration économique, et des Transports et de la Logistique.
Cette composition reflète l’interdépendance des secteurs concernés par la question des prix et de l’approvisionnement, celle-ci étant liée à la production, à la distribution, au transport et au commerce ; la coordination entre ces secteurs devrait constituer la pierre angulaire des travaux de la future commission.
L’efficacité de cette mesure dépendra de la nature des mesures que prendra le gouvernement et de leur impact sur les prix du marché. Tous les regards se tournent également vers les conclusions des réunions de la commission à l’approche du ramadan, période durant laquelle la demande en biens de consommation augmente.
