Le zoo national de Rabat s'apprête à entrer dans une nouvelle phase de développement, dans le cadre d'un programme de transformation stratégique s'étendant de 2026 à 2030, qui met l'accent sur la modernisation des infrastructures, l'amélioration des espaces dédiés aux animaux et le renforcement de la viabilité financière et institutionnelle.
Ce programme prévoit la réhabilitation d’un certain nombre d’installations destinées aux animaux et aux services, ainsi que la mise à jour du plan d’affaires de l’établissement, dans le cadre d’une approche alliant développement technique, gouvernance financière et vision d’avenir.
Dans ce contexte, la direction du parc a annoncé le lancement de deux appels d’offres stratégiques qui constituent le fondement de cette nouvelle phase : le premier concerne l’assistance à l’élaboration du « plan directeur » et la gestion de projets, et le second à la mise à jour du plan d’affaires pour la période allant de 2026 à 2030.
Le coût estimé du premier marché s'élève à 120 000 dirhams, TVA comprise, et vise à assurer le suivi et la supervision des travaux de conception et de réalisation liés au programme d’investissement pour la période 2026-2028.
Le programme comprend 13 projets majeurs, dont la construction d’un nouvel enclos pour les lions et de bâtiments destinés à l’élevage des animaux, ainsi que la réhabilitation des espaces réservés aux babouins, aux girafes, aux chimpanzés et aux lions de l’Atlas au cours de l’année 2026.
Le programme prévoit également l’aménagement des espaces dédiés aux lions blancs et aux crocodiles en 2027, puis aux hyènes, aux servals et aux éléphants en 2028.
Le développement s’étend également aux installations destinées aux visiteurs et à l’administration, grâce à la modernisation de la salle pédagogique, de la boutique de souvenirs et du salon VIP, ainsi qu’à l’aménagement d’une salle de conférences, sans oublier la création d’une nouvelle passerelle en bois pour les piétons afin d’améliorer l’expérience des visiteurs.
Les projets prévus placent le bien-être des animaux et le suivi vétérinaire au premier rang des priorités, tout en adoptant des normes liées au développement durable, notamment la rationalisation de la consommation d’énergie et l’intégration de technologies solaires en harmonie avec le caractère architectural du site.
Le soumissionnaire retenu sera chargé de piloter les projets à travers toutes les étapes, depuis la planification et l’élaboration des cahiers des charges techniques jusqu’à la supervision sur le terrain de la mise en œuvre, tout en veillant à ce que l’accueil des visiteurs se poursuive pendant la durée des travaux.
Parallèlement, le parc a lancé un deuxième appel d’offres visant à actualiser le plan d’action pour la période 2026-2030, pour un coût estimé à 144 000 dirhams, assorti d’une garantie provisoire de 2 800 dirhams.
Cette mise à jour s’inscrit dans le contexte des mutations que connaît le secteur des loisirs et du tourisme de nature, notamment la numérisation croissante et le renforcement des exigences en matière de bien-être animal et de durabilité, ainsi que la nécessité de renforcer l’équilibre financier de l’institution suite à la révision à la baisse des prévisions de fréquentation et des recettes d’exploitation par rapport au plan initial.
Cette mission devrait se dérouler en deux phases, d’une durée d’un mois chacune, la première étant consacrée au diagnostic stratégique et financier, et la seconde à la mise à jour du plan d’affaires.
Le cahier des charges prévoit l’élaboration de trois scénarios prospectifs – pessimiste, réaliste et optimiste – ainsi que la réalisation de tests de résilience visant à évaluer la solidité de la situation financière du parc en cas de détérioration des conditions d’exploitation.
Le projet comporte également une dimension sociale, puisqu’il prévoit que jusqu’à 20 % des effectifs soient constitués de compétences et de main-d’œuvre locales, dans le but de lier le développement du parc au soutien de son environnement économique et social.
