La Confédération africaine de football (CAF) s’apprête à rendre sa décision finale dans le dossier disciplinaire concernant le match retour de la demi-finale de la Coupe de la Confédération africaine, qui a opposé l’Olympique de Safi (Maroc) à l’Union d’Alger, après que cette rencontre ait suscité une vive polémique en raison des événements qui l’ont précédée et accompagnée.
La commission de discipline de la CAF devrait se réunir le 10 juin afin d’examiner définitivement le dossier et de rendre sa décision officielle, après plusieurs semaines d’enquêtes, d’auditions et d’examen des rapports établis par les responsables du match.
Ce dossier est resté en suspens pendant près de deux mois, depuis la rencontre organisée à Safi en avril dernier, qui s’était déroulée dans une atmosphère tendue en raison de craintes liées à la sécurité et de troubles populaires, ce qui avait entraîné un retard d’une heure et vingt minutes dans le coup d’envoi du match.
D’après les informations qui circulent, ce retard était initialement dû à l’insuffisance des dispositifs de sécurité aux abords du stade, avant que la situation ne s’améliore relativement grâce à l’arrivée de renforts supplémentaires, ce qui a permis la tenue du match.
Le match a également été interrompu à plusieurs reprises après que l’arbitre assistant rwandais Samuel Okunda a été la cible de projectiles lancés depuis les tribunes, ce qui a ravivé le débat sur les conditions d’organisation et le respect des règles de sécurité au sein du stade.
La procédure disciplinaire a donné lieu à de larges débats sur la détermination des responsabilités, tant en ce qui concerne les événements qui ont précédé le coup d’envoi que les incidents survenus pendant le match.
L’un des points les plus controversés a été la décision d’autoriser la tenue du match malgré les troubles qui ont précédé son coup d’envoi. Selon des informations provenant de l’intérieur de la Confédération africaine de football, le coordinateur libyen du match, Ali Jilani Fattita, a insisté pour que la rencontre ait lieu et a assumé la responsabilité de cette décision compte tenu des circonstances.
Cette décision a suscité un vif débat, d’autant plus que le règlement de la CAF prévoit la possibilité de reporter ou d’annuler un match en cas d’intrusion de supporters, de failles dans la sécurité ou de retard important au moment du coup d’envoi.
La décision attendue devrait préciser la nature des responsabilités liées à ces événements, ainsi que la question de savoir si des sanctions disciplinaires seront infligées à l’Olympique de Safi, à l’Union d’Alger ou à d’autres parties ayant participé à l’organisation du match.
Cette affaire suscite un vif intérêt au sein des milieux du football africain, dans la mesure où la décision attendue pourrait constituer un précédent important en matière de sécurité dans les stades, de gestion des supporters et d’application des règlements des compétitions de la Confédération africaine de football.
Cette polémique a éclaté au cours d’une saison au terme de laquelle l’Union d’Alger a remporté la Coupe de la Confédération africaine, après avoir battu Zamalek lors d’une finale palpitante qui s’est jouée aux tirs au but.
