Les autorités de Ceuta ont commencé à utiliser deux bus pour faciliter le retour volontaire des migrants vers le Maroc via le poste-frontière de Tarajal, après que ceux-ci sont entrés illégalement dans la ville occupée jeudi dernier.
Selon des sources sécuritaires citées par l’agence « EFE », la police locale s’efforce d’informer les migrants présents dans différents quartiers de Ceuta de la possibilité d’utiliser ces bus, dans le but d’accélérer leur transfert vers la zone frontalière et de faciliter leur retour.
Dimanche, plus d’une centaine de migrants ont été transférés vers le poste-frontière de Tarajal. Certains d’entre eux ont exprimé leur souhait de retourner au Maroc, après avoir passé deux jours à Ceuta dans des conditions difficiles, sans nourriture suffisante ni abri adéquat.
Le nombre réel de migrants présents dans la ville reste incertain. Le représentant du gouvernement espagnol à Ceuta, Miguel Ángel Pérez, a en effet affirmé qu’il était pour l’instant difficile de déterminer un chiffre précis.
De son côté, le maire de la ville, Juan Jesús Vivas, a estimé à environ cinq mille le nombre de migrants encore présents à Ceuta.
Cette mesure s'inscrit dans un contexte de pression croissante sur les autorités locales, qui cherchent à régulariser la situation au sein de la ville et à accélérer les retours volontaires vers le Maroc via le poste-frontière de Tarajal.
