Le Maroc a coorganisé une conférence internationale sur la lutte contre les discours de haine et la promotion du dialogue et de la tolérance, en partenariat avec le Bureau des Nations Unies pour la prévention du génocide et la responsabilité de protéger, ainsi qu’avec l’Alliance des civilisations des Nations Unies.
Cette conférence vise à renforcer le rôle du dialogue et de la tolérance dans la prévention des discours de haine et à soutenir la cohésion sociale, tout en développant la coopération entre les États, les institutions religieuses, la société civile et les acteurs du secteur numérique.
Au cours de la séance d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a déclaré que l’initiative marocaine d’organiser ce congrès s’inscrit dans la lignée du message adressé par le roi Mohammed VI aux participants au 9e Forum mondial de l’Alliance des civilisations, qui s’est tenu à Fès le 22 novembre 2022, et qui appelait à faire de la politique, de la religion et du dialogue des outils au service de la paix.
Bourita met en garde contre la banalisation des discours de haine
M. Bourita a souligné que la poursuite du débat international sur les discours de haine reflète la nécessité d’une action collective et continue pour protéger la dignité humaine et limiter les manifestations d’exclusion et de division au sein des sociétés.
Il a souligné que l’ignorance de l’autre et la propagation des préjugés, associées à la fragilité sociale et économique, peuvent alimenter des craintes qui font que la diversité religieuse et culturelle soit perçue comme une menace.
Il a ajouté que certains courants extrémistes pourraient exploiter politiquement ces craintes pour attiser les divisions et imputer à des groupes entiers la responsabilité d’actes individuels.
Le ministre a également mis en garde, selon son intervention, contre le fait que le discours de haine devienne une partie intégrante du débat public, en particulier lorsqu’il émane de responsables ou de personnalités politiques, soulignant la responsabilité des institutions politiques, religieuses et intellectuelles dans la prévention de l’utilisation de la religion ou de l’identité pour justifier l’exclusion.
Le pluralisme dans le modèle marocain
M. Bourita a précisé que l’organisation de ce congrès par le Maroc s’inscrit dans le prolongement de l’engagement du Royaume en faveur du dialogue, de la tolérance et du vivre-ensemble, en rappelant ce que prévoit la Constitution concernant le pluralisme des composantes de l’identité nationale, notamment ses composantes arabes, islamiques, amazighes, sahraouies, hassaniennes, africaines, andalouses, hébraïques et méditerranéennes.
Il a également souligné le rôle de l’institution de la Commande des croyants, indiquant que le roi Mohammed VI, en sa qualité de Commande des croyants, garantit la liberté de pratiquer les rites religieux conformément à la Constitution.
Il a ajouté que l’histoire du Maroc a été marquée par la coexistence de différentes composantes religieuses et que cette orientation se reflète, selon lui, dans les politiques et les institutions nationales.
Cinq priorités pour lutter contre la haine
Au niveau international, M. Bourita a évoqué la contribution du Maroc à la promotion d’initiatives onusiennes visant à lutter contre les discours de haine et à encourager le dialogue interreligieux et interculturel.
Le ministre a défini cinq priorités pour une action collective : renforcer l’éducation au respect de la différence, ancrer le dialogue religieux et culturel au sein de la société, promouvoir la responsabilité dans le discours public, soutenir l’équité et l’égalité des chances, ainsi que la prévention des discours de haine dans l’espace numérique.
Il a souligné, en conclusion de son intervention, que le Maroc continuerait à soutenir les efforts internationaux visant à protéger la dignité humaine et à promouvoir la coexistence, estimant que la réalisation de ces objectifs exigeait un engagement constant et une responsabilité partagée entre les différents acteurs.
Note de la rédaction : il n’a pas été possible de vérifier de manière indépendante les données factuelles contenues dans le texte, car la recherche sur Internet n’est pas disponible pour cette conversation ; cet article a donc été rédigé sur la base du document fourni, en attribuant les positions et les déclarations à leurs auteurs respectifs.
