Les États-Unis ont annoncé jeudi l’octroi d’une aide de 150 millions de dollars au Venezuela, à la suite des deux violents séismes qui ont frappé le pays et fait au moins 188 morts.
Le ministère américain des Affaires étrangères a précisé que 50 millions de dollars de cette aide seront versés aux organisations humanitaires intervenant sur le terrain, tandis que 100 millions de dollars seront alloués au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).
Dans un communiqué, le service diplomatique américain a confirmé que deux équipes spécialisées dans les opérations de recherche et de sauvetage seraient également déployées afin de contribuer à la recherche des personnes portées disparues et de venir en aide aux sinistrés dans les zones touchées.
Le président américain Donald Trump avait précédemment affirmé que « les États-Unis sont prêts et ont la volonté et la capacité d’apporter leur aide ».
Sur sa plateforme « Truth Social », M. Trump a écrit : « J’ai donné pour instruction à toutes les agences gouvernementales de se tenir prêtes à intervenir rapidement. »
De son côté, le ministre américain des Affaires étrangères, Marco Rubio, s’est engagé à prendre des mesures « au plus haut niveau gouvernemental » pour faire face aux conséquences de la catastrophe.
M. Rubio a déclaré aux journalistes : « Notre réponse sera massive, rapide et efficace », précisant que le ministère américain de la Défense jouerait « un rôle logistique majeur » dans les opérations de soutien.
Le chef de la diplomatie américaine a également confirmé avoir eu des entretiens avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, qui a salué ce qu’elle a qualifié de « solidarité » de la part des États-Unis.
Cette aide intervient dans un contexte de rapprochement notable entre Washington et Caracas, après l’arrestation par les États-Unis du président vénézuélien Nicolás Maduro et le soutien apporté par l’administration Trump à la présidente par intérim.
Les deux pays avaient renoué leurs relations diplomatiques en mars dernier, après une rupture qui durait depuis 2019, tandis que le président Trump a commencé à assouplir progressivement les sanctions à l’encontre du Venezuela.
Cela a coïncidé avec l’adoption par Caracas de nouvelles lois dans les domaines des hydrocarbures et des mines, qui ont ouvert la voie à la participation du secteur privé dans des secteurs stratégiques au sein d’un pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole au monde.
Selon le Service géologique des États-Unis, deux séismes d’une magnitude de 7,2 et 7,5 sur l’échelle de Richter ont frappé le centre du Venezuela mercredi soir.
Les deux séismes avaient leur épicentre près de la ville de San Felipe, qui compte environ 220 000 habitants, dans l’État de Yaracuy, à environ 320 kilomètres à l’ouest de la capitale, Caracas.
Les autorités vénézuéliennes poursuivent les opérations de sauvetage et l’évaluation des dégâts, alors que l’on craint que le bilan ne s’alourdisse dans les zones les plus touchées.
