La France a annoncé une nouvelle réforme du système d’enseignement supérieur qui commencera à être mise en œuvre en 2026, dans une démarche qui affectera directement les étudiants étrangers, en particulier les étudiants marocains qui constituent l’une des plus grandes communautés d’étudiants dans les universités françaises.
Cette réforme, dévoilée par le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, s’inscrit dans le cadre du plan « Choose France for Higher Education » et vise à réorganiser l’accueil des étudiants internationaux, en mettant l’accent sur les disciplines scientifiques et d’ingénierie.
En vertu des nouvelles mesures, les frais d’inscription dans les universités publiques augmenteront considérablement pour les étudiants non européens. Les frais de licence atteindront 2895 euros par an, contre seulement 178 euros pour les étudiants européens, tandis que les frais de master passeront à 3941 euros au lieu de 254 euros.
Cette décision s’appliquera principalement aux nouveaux étudiants, ainsi qu’à ceux qui changent de niveau d’études, comme le passage de la licence au master, ce qui peut affecter directement les projets de milliers d’étudiants marocains souhaitant poursuivre leurs études en France.
Toutefois, les étudiants boursiers seront exemptés de cette augmentation, afin de maintenir l’attractivité du système éducatif français pour les élèves les plus brillants.
Le gouvernement français a également annoncé son intention de mettre fin aux larges exemptions accordées par certaines universités, de nombreux établissements contournant l’application des nouveaux droits d’inscription par des exemptions massives. À partir de 2026, ces exonérations seront limitées et ciblées sur des catégories spécifiques.
Selon le nouveau système, les étudiants étrangers seront divisés en trois catégories : La majorité qui paiera les nouveaux droits d’inscription, environ 10 % qui pourront être exemptés sous certaines conditions, et une catégorie d’étudiants très performants qui pourront bénéficier de bourses du gouvernement.
Cela reflète la volonté de la France d’attirer des talents de haut niveau, notamment dans les domaines scientifiques et techniques, tout en réduisant les aides publiques pour les autres étudiants, dans le cadre de la restructuration de la politique internationale de l’éducation.
