Mardi, le bureau régional de l’Union nationale de la santé publique à Tétouan, en coordination avec le comité régional des assistants de traitement, a organisé une manifestation à l’intérieur de l’hôpital Sania Al-Raml pour exprimer leur rejet de ce qu’ils considèrent comme une tendance à l’externalisation de certains services de traitement à des sociétés contractantes, une démarche qui, selon eux, porte préjudice à l’établissement de santé publique et aux droits des professionnels du secteur.
Des slogans ont été lancés pour dénoncer ce que les manifestants décrivent comme une privatisation déguisée du secteur de la santé, soulignant la nécessité de préserver le caractère public des services et de garantir le droit à un traitement de qualité.
Les participants ont estimé que l’externalisation des services de traitement à des entreprises privées constitue une menace pour le principe de l’égalité d’accès au traitement et affaiblit le rôle de l’État dans la garantie d’un service de santé publique juste et équitable, soulignant leur engagement à rejeter toute mesure susceptible d’affecter la qualité des services fournis aux citoyens.
Omar Cherkaoui, coordinateur régional de l’Association des assistants de santé, a déclaré que cette manifestation envoyait un message clair du rejet par les travailleurs de la santé de toute privatisation des services de traitement, considérant que cette tendance constitue une menace pour la dignité des professionnels et le droit des citoyens à bénéficier d’un traitement sûr et équitable.
Il a expliqué que cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de la défense par le syndicat de la santé publique en tant que droit social fondamental, notant que l’attribution de tâches sanitaires à des sous-traitants ne pouvait être considérée comme une réforme, mais représentait plutôt un recul par rapport aux fondements de la fonction de santé publique.
Il a également souligné que le concours public reste le seul mécanisme légal d’accès aux professions de santé, avertissant que la violation de ce principe compromet l’égalité des chances et sape la crédibilité de la formation publique. Il a également appelé à la promulgation rapide du statut des assistants de santé, au règlement des questions en suspens relatives à la rémunération, aux promotions et aux droits, à la création de postes financiers suffisants pour absorber les diplômés et à l’amélioration de la formation et des conditions de formation.
Les manifestants ont appelé les autorités à respecter les obligations légales et réglementaires et à mettre en œuvre le contenu de l’accord du 23 juillet 2024, avertissant que la mise en œuvre déséquilibrée des réformes de la santé pourrait avoir un impact négatif sur la stabilité et la crédibilité du secteur.
La manifestation s’est terminée par l’affirmation de la poursuite de formes de protestation graduelles et responsables si les revendications ne sont pas satisfaites, le renouvellement de l’appel à l’ouverture d’un dialogue sérieux conduisant à des solutions pratiques, et l’insistance sur le rejet de la privatisation des services de santé et la défense d’un service public fort et juste.
