Mark Zuckerberg, PDG de Meta, prévoit que les assistants personnels basés sur l'intelligence artificielle deviendront, au cours des prochaines années, des outils du quotidien largement répandus, à l'instar des smartphones.
Selon lui, disposer d’un assistant intelligent personnel pourrait devenir la norme pour la plupart des utilisateurs à travers le monde d’ici cinq ans, ces technologies passant du simple statut de robots de conversation à celui de systèmes capables d’exécuter des tâches de manière autonome.
Il a précisé que la nouvelle génération d’assistants ne se limiterait pas à répondre à des questions, mais serait capable de comprendre les demandes de l’utilisateur, d’agir en son nom et d’accomplir une série de tâches de manière quasi autonome.
WhatsApp au cœur de la stratégie de Meta en matière d’intelligence artificielle
Le PDG de Meta estime que l’application WhatsApp, qui est actuellement l’une des principales plateformes utilisées pour accéder aux services de Meta AI, constituera à l’avenir l’interface principale d’interaction avec les agents d’intelligence artificielle.
Parallèlement, l’entreprise travaille à l’extension d’un système d’agents dédiés aux entreprises, dans le but d’automatiser le service client, les ventes et la réponse aux demandes.
Selon les données disponibles, plus d’un million d’entreprises ont déjà adopté ces solutions via WhatsApp et Messenger.
Meta envisage également de tirer un profit commercial de ses immenses capacités de calcul, en vendant l’accès à certains de ses serveurs avancés avec des marges bénéficiaires élevées.
Cependant, l’entreprise n’a pas l’intention de mettre toutes ses ressources à la disposition de tiers, car elle cherche à maintenir un équilibre lui permettant de continuer à entraîner ses futurs modèles et à développer ses propres produits.
Mark Zuckerberg estime que les agents d’intelligence artificielle autonomes, les lunettes connectées et les nouveaux algorithmes de recommandation constitueront ensemble le fondement de la prochaine vague de produits de Meta et de ses sources de revenus.
Des investissements colossaux pèsent sur les résultats financiers
Les ambitions de Meta en matière d’intelligence artificielle personnelle et d’entreprise nécessitent des dépenses importantes en centres de données, serveurs et infrastructures.
Selon les chiffres figurant dans le rapport, cela s’est répercuté sur les flux de trésorerie disponibles de l’entreprise au cours du dernier trimestre : ceux-ci ont chuté de 91 % par rapport à la même période de l’année dernière, s’établissant à 784 millions de dollars contre 8,55 milliards de dollars un an auparavant.
De même, la division Reality Labs, chargée du développement des appareils de réalité virtuelle, de réalité augmentée et des lunettes connectées, a enregistré une nouvelle perte s’élevant à 4,6 milliards de dollars.
Les pertes totales de cette division depuis 2021 s’élèvent à environ 88 milliards de dollars, dans un contexte de dépenses continues consacrées à des projets à long terme qui n’ont pas encore généré de retombées commerciales suffisantes.
Les actions de Meta ont chuté d’environ 10 % à la suite de la publication de ses résultats financiers, dans un contexte d’inquiétude des investisseurs face à la hausse des dépenses d’investissement et au ralentissement des retours directs.
Malgré cela, l’entreprise continue d’étendre ses investissements : elle a annoncé, en partenariat avec BlackRock, son intention de construire un nouveau centre de données d’une valeur de 14 milliards de dollars.
Cette orientation reflète le pari de Meta selon lequel l’infrastructure informatique, l’intelligence artificielle et les lunettes connectées seront les moteurs de sa croissance au cours des prochaines années, malgré les coûts élevés et les risques financiers qui y sont associés.
