Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement primaire et des sports s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la lutte contre la tricherie lors des épreuves du baccalauréat, en déployant un système électronique de surveillance des tentatives de manipulation des centres d’examen à travers le Royaume.
Dans une note technique pour la session 2026, le ministère explique que cette mesure s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la crédibilité des examens nationaux et à garantir l’égalité des chances entre les candidats, notamment après qu’un certain nombre d’irrégularités ont été enregistrées au cours des sessions précédentes.
Le document souligne que l’évolution des méthodes de triche, notamment par l’utilisation des moyens technologiques modernes, a incité les autorités éducatives à accélérer l’adoption de solutions électroniques plus efficaces et capables de suivre le rythme de ces changements.
Le nouveau système repose sur l’installation d’un dispositif de détection électronique dans chaque centre d’examen. Le ministère enverra ce matériel aux directions régionales, avant de le distribuer dans les centres respectifs avant le début des examens.
La maintenance technique et le suivi opérationnel du dispositif seront assurés par l’entreprise en charge du projet, tandis que les académies régionales seront chargées d’entretenir le matériel et d’en assurer la maintenance régulière.
Des coordinateurs régionaux et provinciaux seront nommés pour superviser les différents aspects administratifs et techniques liés à l’utilisation du système. Chaque centre d’examen disposera également d’une équipe locale de deux personnes qui surveillera les cas de tricherie au moyen d’une simple application mobile.
Parallèlement, le ministère a prévu un vaste programme de formation au cours du mois de mai 2026. Le premier cours en personne aura lieu les 4 et 6 mai pour les coordinateurs régionaux et provinciaux.
Des sessions de formation en ligne seront ensuite organisées les 18 et 19 mai pour les fonctionnaires régionaux et les membres des équipes locales, avant que des ateliers pratiques ne soient organisés entre le 20 et le 25 mai, en fonction de chaque académie. Une dernière session en personne aura lieu les 29 et 30 mai pour finaliser les arrangements avant le début des examens.
Le mémorandum souligne l’importance de lancer une campagne nationale de sensibilisation auprès des candidats, de leurs familles et des différents acteurs du système éducatif, afin de leur expliquer le fonctionnement du système électronique et de leur rappeler les objectifs de ce processus.
On s’attend à ce que divers médias soient mobilisés pour présenter la nouvelle procédure et expliquer son rôle dans la réduction de la tricherie et la protection de l’intégrité des examens nationaux.
Le ministère souligne que cette démarche s’inscrit dans une approche globale visant à améliorer la qualité des examens, à assurer le respect des principes de mérite et d’égalité des chances, et à préparer à l’avance les nouvelles formes de tricherie qui pourraient apparaître dans les futurs baccalauréats.
