L’Iran et Israël ont annoncé la suspension des attaques réciproques après une nouvelle vague d’escalade militaire, décrite comme la première violation sérieuse d’une trêve conclue en avril, chaque partie ayant prévenu que les opérations pourraient reprendre en cas de nouvelles provocations.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que son pays s’abstenait actuellement de procéder à de nouvelles frappes, tout en soulignant que la confrontation avec l’Iran et le Hezbollah n’était pas terminée, a rapporté la BBC.
À Téhéran, les autorités ont annoncé la fin des opérations militaires après ce qu’elles ont décrit comme une « réponse douloureuse » aux actions israéliennes, mais l’armée iranienne a mis en garde contre une réponse plus sévère si Israël menait de nouvelles attaques, en particulier contre des cibles au Liban.
Le rôle des États-Unis dans la désescalade
Pour sa part, le président américain Donald Trump a confirmé qu’il avait eu un appel téléphonique avec Benjamin Netanyahu dans le contexte de la récente escalade, notant qu’Israël avait accepté de mettre fin aux attaques après des consultations avec Washington.
M. Trump a souligné qu’il n’y avait pas de divergences entre lui et le premier ministre israélien sur les prochaines étapes, et s’est montré optimiste quant au déroulement des pourparlers avec Téhéran.
Le président américain a déclaré que les négociations s’approchaient d’un accord important qui pourrait contribuer à la stabilisation de la région, ajoutant que le processus diplomatique était dans sa phase finale et qu’il pourrait être résolu dans les prochains jours.
De nouvelles frappes malgré l’annonce d’une trêve
Malgré les déclarations de désescalade, le lundi matin a vu un nouvel échange d’attaques entre les deux camps.
Israël a annoncé avoir détecté des tirs de roquettes iraniennes en direction de Jérusalem et de zones situées dans le centre du pays, avant que ses forces ne réagissent par des frappes visant des sites à l’intérieur de l’Iran.
Selon l’armée israélienne, les frappes ont porté sur des installations situées sur le territoire iranien, notamment un complexe pétrochimique dans la ville de Mahshahr, qui serait lié à la production de composants pour missiles balistiques.
Pendant ce temps, les affrontements se poursuivent sur le front libanais. Le ministère libanais de la santé annonce des morts et des blessés dans une attaque israélienne sur la ville de Tyr, dont des employés de la Croix-Rouge.
Le Hezbollah a également annoncé des tirs de roquettes en direction des positions militaires israéliennes dans le sud du Liban, ce qui montre que la situation sécuritaire reste fragile malgré les appels à la désescalade.
Les négociations se poursuivent, mais les avertissements demeurent
Donald Trump a appelé les deux parties à cesser immédiatement les hostilités, avertissant que toute nouvelle escalade pourrait compromettre les efforts diplomatiques menés par les États-Unis.
M. Trump a souligné qu’Israël et l’Iran avaient intérêt à parvenir à un cessez-le-feu, tout en précisant que les négociations finales sur le règlement de la crise étaient toujours en cours.
Téhéran a souligné qu’il ne fermait pas la porte aux négociations, mais qu’il n’excluait pas de poursuivre le combat s’il le jugeait nécessaire pour protéger ses intérêts et répondre à de nouvelles attaques.
La région reste dans un état d’anticipation prudente, alors que les États-Unis tentent de contenir la tension et d’éviter qu’elle ne dégénère en une confrontation plus large impliquant plus d’un front au Moyen-Orient.
