Le ministère iranien des affaires étrangères a accusé mardi les États-Unis de violer un cessez-le-feu dans la province d’Hormozgan, dans le sud du pays, à la suite de frappes menées par l’armée américaine contre des cibles qui, selon Washington, représentaient une menace pour ses forces.
Lundi, l’armée américaine a annoncé des frappes dans le sud de l’Iran visant des bateaux qui tenteraient de poser des mines, ainsi que des sites de lancement de missiles. Washington a décrit l’opération comme étant défensive et visant à protéger ses forces dans la région.
Tôt mardi matin, les médias iraniens ont rapporté que des explosions avaient été entendues dans la ville de Bandar Abbas, située dans la province d’Hormozgan, ce qui a accru les tensions entre les deux parties malgré le maintien du cessez-le-feu déclaré.
« Les États-Unis ont commis une violation flagrante du cessez-le-feu dans la région d’Hormozgan au cours des dernières 48 heures », a déclaré le ministère iranien des affaires étrangères. L’Iran tient le régime américain pour responsable de toutes les répercussions résultant de ces actions agressives et injustifiées ».
L’accusation iranienne intervient à un moment où la trêve entre les deux parties reste fragile, alors que l’on craint que des opérations militaires limitées n’entraînent l’effondrement de la trêve et un retour à une escalade généralisée.
La région de l’Hormozgan revêt une grande importance stratégique en raison de sa proximité avec le détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus importantes au monde pour le transport du pétrole et du gaz. Toute tension militaire dans la région est donc surveillée de près par les marchés internationaux et les puissances régionales.
Ces développements ajoutent à l’incertitude entourant l’avenir du cessez-le-feu, en particulier à la lumière de l’échange d’accusations entre Washington et Téhéran concernant la responsabilité de la récente escalade.
