Les cours du pétrole ont poursuivi leur baisse jeudi 17 septembre, après la publication d'informations selon lesquelles l'Arabie saoudite proposerait des volumes supplémentaires de brut via le Sultanat d'Oman, ce qui a contribué à apaiser en partie les craintes liées à l'approvisionnement énergétique dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient.
À 03 h 47 GMT, les contrats à terme sur le Brent avaient reculé de 0,2 % à 105,64 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain avait baissé de 0,3 % à 102,10 dollars le baril.
Cette évolution fait suite à une baisse d’environ 3 dollars le baril enregistrée par ces deux types de brut lors de la séance précédente.
Des approvisionnements supplémentaires via Oman
Les acteurs du marché misent sur le fait que les volumes supplémentaires transitant par Oman pourraient contribuer à compenser en partie les contraintes pesant sur d’autres voies d’exportation.
Toutefois, certains analystes estiment que ces approvisionnements pourraient ne pas suffire à compenser entièrement le déficit potentiel résultant d’une interruption ou d’une baisse des expéditions en provenance d’un des ports saoudiens de la mer Rouge.
De même, les prévisions d’un éventuel apaisement des tensions au Moyen-Orient ont contribué à exercer une pression supplémentaire sur les prix, malgré la persistance des risques liés à la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.
Scénario d’un retour du pétrole à 120 dollars
Selon les estimations de la banque DBS, la poursuite des attaques et des incidents menaçant les voies d’approvisionnement pourrait repousser les prix du pétrole vers le niveau des 120 dollars le baril.
La banque a indiqué que les prix pourraient ensuite redescendre vers des niveaux avoisinant les 100 dollars le baril, si les conditions d'approvisionnement s'amélioraient et que les risques géopolitiques diminuaient.
Les marchés de l’énergie restent extrêmement sensibles à toute nouvelle évolution dans la région, notamment compte tenu de l’importance du détroit d’Ormuz et de la mer Rouge pour le commerce mondial du pétrole.
