Le 11 septembre, les cours du pétrole ont bondi à leur plus haut niveau depuis quatre mois, sur fond d'inquiétudes croissantes concernant les perturbations de l'approvisionnement sur deux des principaux axes mondiaux de transport d'énergie.
Le prix du Brent a atteint 109,97 dollars le baril, après avoir bondi de plus de 6 % lors de la séance précédente, avant de reculer légèrement par la suite.
Malgré ce recul limité, le Brent a enregistré une hausse d’environ 11 % en une semaine, dans un contexte de tensions persistantes qui menacent les principales voies de transport maritime.
Le trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz reste limité en raison des attaques réciproques entre les États-Unis et l’Iran, ce qui accentue la pression sur les approvisionnements en provenance de la région du Golfe.
Parallèlement, les informations faisant état de la prise de contrôle par le groupe houthi, allié à l’Iran, du port yéménite de Mokha, situé au bord de la mer Rouge, ont renforcé les craintes concernant la sécurité de la navigation dans le détroit de Bab al-Mandab.
Les détroits d’Ormuz et de Bab al-Mandab comptent parmi les voies stratégiques les plus importantes du commerce mondial du pétrole, et toute perturbation de longue durée dans ces détroits pourrait se répercuter directement sur les coûts de transport et les prix de l’énergie.
Cette forte hausse des prix du pétrole a ravivé les craintes d'une nouvelle vague d'inflation sur les marchés mondiaux, surtout si les troubles persistent et que les coûts de transport et d'énergie continuent d'augmenter.
