Le ministre marocain de l’Enseignement supérieur, Ezzedine El Midaoui, a révélé lundi devant la Chambre des députés que le gouvernement prévoyait de porter le nombre d’universités publiques de 12 à 27, précisant que la révision de la carte universitaire du royaume en était à ses dernières étapes.
Cette réforme vise à garantir la présence d’au moins une université publique dans chaque région. Parmi les régions concernées par cette expansion figurent Dakhla, Laâyoune, Guelmim et Er-Rachidia.
Cette expansion devrait entraîner une baisse du nombre moyen d’étudiants inscrits par université, qui passerait d’environ 95 000 à moins de 40 000, tandis que la première phase nécessitera un investissement estimé à environ 200 millions de dirhams, destinés à la construction et au fonctionnement des établissements universitaires.
De nouveaux établissements à l’horizon 2026
M. El Midaoui a indiqué que 66 établissements d’enseignement supérieur ont été créés entre 2024 et 2026, tandis que 17 autres établissements attendent la validation des décrets nécessaires à leur création.
Il a précisé que 46 de ces 66 établissements résultaient de la scission ou de la restructuration d’établissements à recrutement ouvert, tandis que les 20 autres appartiennent à la catégorie de la nouvelle génération. Il a ajouté que les 17 établissements proposés ont été soumis à la Commission nationale de coordination et sont en attente d’approbation.
Le ministre a indiqué que quatre régions, à savoir Taourirt, Taroudant, Tiznit et Taounate, accueillaient des établissements universitaires pour la première fois.
Des programmes adaptés aux besoins de chaque région
M. El Midaoui a souligné que les établissements de la nouvelle génération couvriront toutes les filières universitaires, et que le choix de leurs implantations et de leurs programmes a été effectué à l’issue d’études approfondies portant sur les douze régions, en s’appuyant sur des données relatives à la population, aux ressources naturelles et aux compétences locales.
Cette réforme vise à rendre les universités plus à même de répondre aux besoins des régions où elles sont implantées, de soutenir les priorités nationales et d’aider le Maroc et le continent africain à s’adapter aux mutations internationales.
Le ministre a souligné que les universités sont tenues de proposer des parcours de formation qui répondent aux besoins locaux et régionaux, s’inscrivent dans le cadre des projets de développement national et s’adaptent aux changements qui s’opèrent dans le monde, et que leurs programmes doivent être plus attractifs pour les étudiants et mieux adaptés au marché du travail.
Cette orientation devrait contribuer à alléger la charge financière pesant sur les familles, en réduisant les frais de transport vers l’université et les frais de logement supportés par les étudiants.
