Le nom d’Oussama Barik, bien connu sur les réseaux sociaux, s’est imposé comme l’une des principales surprises des élections législatives dans la circonscription de Midelt, les premiers résultats le plaçant en tête de la course malgré son manque d’expérience politique, selon les informations fournies par la source.
Après le dépouillement d'environ 80 % des suffrages, Barik, de son vrai nom Abdelaziz Barik, a recueilli près de 21 % des voix, devançant de plus du double ses plus proches concurrents.
Les résultats préliminaires indiquaient qu’il avait recueilli près de 32 684 voix, contre 11,93 % pour Rachid Al-Alawi Al-Taybi, candidat du Mouvement populaire, tandis que Marwan Achbaato, du Parti de l’authenticité et de la modernité, s’est classé troisième avec 8,94 %.
Ces chiffres restent liés à un dépouillement préliminaire et ne constituaient pas, selon la source, des résultats définitifs au moment de leur publication.
Un résultat marquant dans une circonscription où les partis traditionnels sont habituellement bien implantés
Ces données ont suscité l'intérêt des observateurs dans une circonscription où, depuis des années, les partis disposant de réseaux organisationnels locaux bien implantés sont très présents.
Le Mouvement populaire fait partie des partis qui bénéficient historiquement d’une présence dans un certain nombre de zones rurales à majorité amazighe, ce qui a rendu la victoire de Barik sur ce parti à Midelt particulièrement remarquable.
De même, le candidat du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) est arrivé troisième, malgré la présence nationale du parti et l’expérience politique traditionnelle dont disposent les adversaires de Barik par rapport à lui.
Les résultats préliminaires ne permettent pas à eux seuls d’en dégager les raisons décisives, mais ils ont mis en lumière le rôle croissant que peuvent jouer la notoriété numérique et la communication directe avec les électeurs dans les campagnes électorales.
De Facebook à la course parlementaire
Au cours des dernières années, Barik s’est constitué une large base d’abonnés sur Facebook, en publiant du contenu abordant les problèmes rencontrés par les habitants d’Imilchil et d’autres régions montagneuses de la province.
Dans ses publications, il a mis l’accent sur des questions telles que la faiblesse des infrastructures et la difficulté d’accès à certains services de base, avant de passer de l’activité numérique à la campagne électorale.
Au cours de sa campagne, il a misé sur un discours fondé sur le contact direct avec la population, en opposition aux méthodes traditionnelles utilisées par les partis et les candidats lors des campagnes électorales.
La participation des jeunes revient sur le devant de la scène
Ce résultat intervient alors que le Maroc connaît un débat sur la présence des jeunes au sein des institutions élues, après la mise en place, avant les élections, de mesures visant à encourager les candidats âgés de moins de 35 ans.
Parmi ces mesures, selon la source, figure un financement public pouvant couvrir jusqu’à 75 % des dépenses de campagne pour les listes de jeunes remplissant les conditions requises.
Cependant, le nombre de listes indépendantes ayant bénéficié de cette mesure est resté limité à l’échelle nationale.
Dans le cas de Barik, celui-ci a choisi de se présenter sous l’égide d’un parti existant : la source a indiqué qu’il s’était présenté avec le soutien de l’Union constitutionnelle, ce qui témoigne de la tendance de certains partis à s’attacher les services de personnalités bénéficiant d’une large audience sur les réseaux sociaux.
Des critiques ont accompagné sa campagne
La campagne de Barik n’a pas été exempte de polémiques, ses détracteurs sur les réseaux sociaux lui ayant reproché de s’être rallié à un parti politique existant, estimant que cette démarche ne cadrait pas avec l’image qu’il s’était forgée auparavant, celle d’une personnalité proche des citoyens et éloignée des cadres partisans traditionnels.
Ces critiques restent toutefois des prises de position émanant de ses opposants sur Internet et ne constituent pas un jugement sur ses motivations politiques ni sur la nature de la campagne qu’il a menée.
Alors que le dépouillement des votes se poursuivait au moment de la publication des données, les résultats préliminaires plaçaient Oussama Barik en tête dans la circonscription de Midelt, ce qui constitue l’une des surprises les plus marquantes de ces élections législatives, selon la même source.
