Le bilan des inondations dévastatrices au Népal a dépassé mardi le cap des mille morts, tandis que les équipes de secours poursuivent les opérations de recherche pour retrouver des milliers de personnes portées disparues, près d’une semaine après la catastrophe qui a causé des dégâts considérables dans les villes et les vallées de la région himalayenne.
Selon l'Agence népalaise de gestion des catastrophes, le bilan officiel s'élève désormais à 1 003 morts, tandis qu'environ 4 000 personnes sont toujours portées disparues, dont 590 étrangers originaires de 39 pays.
Des équipes spécialisées venues du Népal, de Chine et d’Inde participent aux opérations de sauvetage, en utilisant des hélicoptères, des excavatrices et des engins de chantier ; elles ont également mis en place des ponts provisoires pour accéder aux zones reculées coupées par les inondations et les glissements de terrain.
Les efforts se concentrent notamment sur les sites de projets hydroélectriques, où les autorités ont annoncé qu’au moins 639 personnes étaient toujours bloquées dans plusieurs installations gravement endommagées.
Les équipes de secours ont jusqu’à présent réussi à évacuer 279 ouvriers des chantiers hydroélectriques, tandis que les tentatives se poursuivent pour atteindre environ 300 ouvriers qui seraient pris au piège à l’intérieur des tunnels.
Le Premier ministre Balendra Shah a déclaré que plus de 11 000 personnes avaient été secourues dans les zones sinistrées, précisant que l'électricité et les communications avaient été rétablies dans certains endroits et que l'aide aux personnes déplacées avait commencé à être acheminée.
L’armée népalaise a également déployé plus de 9 200 militaires pour participer aux recherches des personnes disparues, évacuer les blessés, prendre en charge les dépouilles des victimes, rouvrir les routes bloquées et faciliter l’acheminement de l’aide.
Les équipes d’urgence ont réussi à rouvrir plusieurs routes menant à Nuwakot, l’une des régions les plus touchées, ce qui a permis d’accélérer les opérations de sauvetage et la distribution de l’aide humanitaire.
En Chine, les équipes de secours ont poursuivi leurs efforts pour rouvrir les routes menant à la frontière népalaise, tandis que Pékin a annoncé l’envoi d’experts en analyses ADN et d’un nouveau lot d’aide comprenant des drones et des systèmes de purification de l’eau.
La Corée du Sud a également annoncé l’envoi d’une équipe de secours composée de 44 personnes pour participer aux opérations de recherche dans la région de Raswa, où neuf de ses ressortissants travaillant sur un projet hydroélectrique sont toujours portés disparus.
Le Népal s’était d’abord montré réticent à l’idée d’une large participation étrangère aux opérations de sauvetage, mais il a par la suite sollicité du matériel et des compétences spécialisées, notamment des appareils de détection sous les décombres, des ponts préfabriqués et de grandes chambres froides pour la conservation des dépouilles.
Selon le gouvernement népalais, la valeur de l’aide parvenue dans le pays après la catastrophe a dépassé les 42 millions de dollars, et le montant des contributions devrait encore augmenter dans les prochains jours.
Les autorités népalaises et chinoises attribuent l’ampleur de la catastrophe à l’augmentation des risques climatiques dans la région himalayenne, après qu’un glissement de glacier, survenu le 26 août, a provoqué un énorme déferlement de glace, de roches et de boue à travers la zone frontalière entre le Népal et la Chine.
