Le bilan des inondations soudaines qui ont frappé le Népal en début de semaine s'élève désormais à au moins 469 morts, a annoncé vendredi la police népalaise, tandis que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver des centaines de personnes portées disparues.
Deux jours après les violentes inondations qui ont ravagé des villages entiers dans la région frontalière entre le Népal et le Tibet, environ 900 personnes sont toujours portées disparues du côté népalais, alors que les craintes d’une nouvelle vague d’inondations ne cessent de croître.
Un représentant de la Croix-Rouge a déclaré à la BBC que les équipes de secours restaient en état d’alerte maximale, en raison de la persistance des pluies torrentielles et des glissements de terrain dans la région.
Les craintes se concentrent sur un lac qui s’est formé au milieu des décombres près de la frontière sino-népalaise, les autorités redoutant qu’il ne déborde dans les prochains jours et ne provoque une nouvelle vague de coulées de boue.
Les autorités surveillent également la montée du niveau des eaux dans les zones situées en amont du poste-frontière de Gyiryong, entre le Népal et le Tibet, qui a été largement submergé par la boue et l’eau lors du glissement de terrain survenu mercredi.
Selon les médias officiels chinois, les équipes de secours intervenant dans la région ont reçu l'ordre de suspendre temporairement leurs opérations en raison des risques croissants.
Du côté tibétain de la frontière, plus de 550 personnes sont toujours portées disparues, dont environ 260 étrangers, parmi lesquels des pèlerins qui se rendaient au mont Kailash, lieu sacré du Tibet.
Les autorités népalaises et chinoises continuent de suivre l'évolution de la situation, alors qu'il est difficile d'accéder à certaines zones sinistrées et que le risque d'éboulements et d'inondations persiste.
