La Jeunesse ouvrière de l'Union nationale du travail du Maroc a exprimé son inquiétude et son rejet face aux mesures qui, selon elle, visent à imposer des frais d'inscription aux employés et aux salariés souhaitant poursuivre leur parcours scolaire et universitaire dans les universités marocaines.
Dans un communiqué, la Jeunesse a déclaré que ces frais sont présentés sous des appellations telles que «formation continue» ou «formation accessible», estimant qu’ils portent atteinte au principe de la gratuité de l’enseignement et au rôle que joue l’université publique dans la diffusion du savoir.
L’organisation syndicale a justifié sa position par le contexte économique et social actuel, soulignant la hausse du coût de la vie et la baisse du pouvoir d’achat des salariés et des fonctionnaires, et estimant que l'imposition de frais supplémentaires aux personnes souhaitant poursuivre leurs études risquerait de nuire à l'égalité des chances dans l'accès à l'enseignement universitaire.
La Jeunesse a réaffirmé son rejet de ce qu’elle a qualifié d’« approche commerciale » dans la gestion de la formation au sein des universités, estimant que le fait d’imposer aux employés et aux salariés des coûts supplémentaires pour accéder à une formation universitaire risque de limiter les perspectives d’épanouissement scientifique et professionnel des catégories de population qui ne sont pas en mesure de supporter ces dépenses.
Le communiqué a souligné l’attachement de la Jeunesse à la gratuité de l’enseignement, affirmant, conformément à sa position, que le financement de l’université publique relève de la responsabilité de l’État et qu’il ne faut pas faire supporter aux employés et aux salariés une part supplémentaire de ce coût.
La Jeunesse ouvrière a demandé au ministère de tutelle et aux universités de revenir sur les mesures relatives aux frais d'inscription, et d’ouvrir un dialogue avec les syndicats et les organisations de jeunesse afin de rechercher des solutions alternatives pour soutenir la formation et la recherche scientifique sans imposer de nouvelles charges financières à ceux qui souhaitent poursuivre leurs études.
Elle a également annoncé son soutien aux initiatives et aux actions de protestation visant à défendre les droits des employés et des salariés en matière de formation et d’évolution professionnelle, appelant les jeunes à suivre l’évolution de ce dossier.
La Jeunesse a estimé que le débat dépassait la simple question des frais d’inscription et qu’il était, selon elle, lié à l’avenir de l’université publique et à la garantie du droit d’accès à l’enseignement, sans que les moyens financiers ne constituent un obstacle à la poursuite des études.
