Les États-Unis ont critiqué les frappes israéliennes qui ont visé une base militaire syrienne près de la frontière avec la Turquie, estimant que cette opération constituait une « escalade inutile » et ne contribuait pas à renforcer la stabilité dans la région.
Cette position américaine a été exprimée par Tom Barrack, envoyé spécial du président Donald Trump en Syrie et en Irak et ambassadeur des États-Unis en Turquie, qui a souligné que l’apaisement des tensions passait par le dialogue et la retenue.
Selon « Euronews », la base aérienne d’Abou al-Dhuhur a subi, mardi 18 août, huit frappes visant la piste d’atterrissage et plusieurs entrepôts ; la base est située à environ 70 kilomètres de la frontière turque.
Israël a justifié cette opération en affirmant que la Syrie était sur le point de porter atteinte à ce qu’il a qualifié de « statu quo en matière de sécurité », en autorisant l’armée turque à se déployer à l’intérieur de la base.
Barak a toutefois estimé que ces frappes ne favorisaient pas le processus d’apaisement, affirmant que les accords de désescalade permanents reposaient sur un dialogue continu avec les États concernés et les principales parties prenantes au processus.
Il a ajouté que les États-Unis continuaient de considérer que «la retenue et le dialogue constituent la voie la plus constructive», appelant toutes les parties à se concentrer sur des solutions diplomatiques et à éviter de nouveaux incidents militaires.
Cette position américaine intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes et d’imbrication des enjeux sécuritaires en Syrie, notamment en raison des intérêts directs d’Israël, de la Turquie et des États-Unis dans la région.
Dans un contexte régional parallèle, le président américain Donald Trump avait annoncé fin juillet que son Conseil de la paix était parvenu à ce qu’il a qualifié d’« accord historique » concernant le désarmement du Hamas et des autres groupes armés de la bande de Gaza.
Toutefois, un désaccord persiste entre Israël et le Hamas quant à l’ordre des prochaines étapes : Israël insiste pour que le Hamas soit d’abord désarmé avant le retrait de ses forces, tandis que le mouvement prône un ordre différent des étapes.
