L'Iran se prépare à l'éventualité d'un affrontement plus large avec les États-Unis, dans un contexte d'escalade des tensions entre les deux parties et de désaccords persistants concernant la navigation dans le détroit d'Ormuz, selon le journal « Wall Street Journal ».
Selon cette même source, Téhéran a élaboré un plan spécifique pour faire face à l’éventualité d’un nouveau conflit, alors que les dirigeants iraniens considèrent les initiatives diplomatiques américaines et israéliennes comme une tentative de gagner du temps et d’apaiser les pressions économiques avant une nouvelle phase d’escalade.
Le rapport indique que des responsables américains ont intensifié leurs efforts diplomatiques à la suite d’une note publiée par le président Donald Trump en juin, dans l’espoir de parvenir à des accords permettant la reprise de la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Mais Téhéran, selon le « Wall Street Journal », a accueilli ces initiatives avec prudence, les considérant comme une manœuvre visant à apaiser temporairement les tensions, et non comme un règlement durable de la crise.
En revanche, le journal a indiqué que l’Iran avait mis à profit cette période pour renforcer ses préparatifs militaires, en réorganisant certains postes de commandement, en consolidant ses services de lutte contre l’espionnage et en accélérant la production de drones et de missiles.
Le rapport indique également que le Corps des gardiens de la révolution islamique a renforcé son influence au sein de l’appareil militaire, en nommant des personnalités expérimentées à des postes clés, dans le cadre de la préparation à un éventuel conflit de longue durée.
Selon l’analyse présentée dans le rapport, ces manœuvres indiquent que Téhéran n’exclut pas le scénario d’un conflit de longue durée, notamment compte tenu de la persistance des pressions américaines, des sanctions économiques et des tensions autour du détroit d’Ormuz.
Toute nouvelle escalade entre l’Iran et les États-Unis risque d’avoir des répercussions considérables sur la sécurité de la région du Golfe, les marchés de l’énergie et le commerce international, compte tenu de l’importance stratégique du détroit d’Ormuz.
