Le président américain Donald Trump a annoncé qu'un nouveau cycle de négociations avec l'Iran débuterait lundi, après avoir évoqué la suspension d'une éventuelle attaque menée en coordination avec Israël contre la République islamique, à condition qu'un accord soit rapidement conclu.
Dimanche, à bord de l’avion présidentiel « Air Force One », Trump a déclaré : « Bien sûr, ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l’ampleur de cette attaque car ils l’ont vue se préparer (…) Ce que nous faisons actuellement, c’est discuter avec eux dans le cadre de négociations. Et cela commence demain après-midi, lundi. »
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran, à la suite d’une nouvelle vague de frappes américaines visant des sites militaires iraniens, selon les informations communiquées par le commandement américain pour le Moyen-Orient.
La veille, Donald Trump avait confirmé qu’il avait renoncé à lancer de nouvelles frappes contre l’Iran « d’une puissance et d’une ampleur sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale », à condition qu’un accord soit rapidement conclu avec Téhéran, notamment concernant le détroit d’Ormuz.
Le président américain a précisé que l’appel à l’apaisement émanait de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar, ainsi que de l’Iran lui-même, soulignant que la question du détroit d’Ormuz constituait la première étape vers un accord plus large.
Depuis l’avion présidentiel, Trump a déclaré : « Il y a un accord sur le détroit d’Ormuz, et ensuite il y aura un accord sur le nucléaire, voire même sur la dénucléarisation de l’Iran. »
Le détroit d’Ormuz est considéré comme une voie de passage vitale pour le commerce mondial des hydrocarbures, mais il a été refermé par la République islamique depuis la reprise des affrontements avec les États-Unis début juillet, ce qui a provoqué de fortes perturbations au sein de l’économie mondiale.
L’Iran ne souhaite pas revenir à la situation qui prévalait avant la guerre : il n’autorise actuellement qu’une seule voie de navigation le long de ses côtes et cherche à conserver le contrôle du détroit, dont une partie se trouve également dans les eaux omanaises.
L’ouverture d’une voie omanaise en juin avait suscité la colère des autorités iraniennes, mais les contours d’un compromis commencent à se dessiner, comme le laissent entrevoir les positions de Téhéran, alors que Mascate n’a pas réagi dans l’immédiat.
Bien qu’un protocole d’accord ait été signé à la mi-juin pour ouvrir la voie à des pourparlers de paix, cela n’a pas abouti à une véritable percée diplomatique, les frappes réciproques ayant repris début juillet, compliquant encore davantage la situation.
Ce nouveau cycle de négociations place Washington et Téhéran face à un test décisif : éviter une confrontation militaire plus large ou parvenir à des accords portant sur le détroit d’Ormuz et le dossier nucléaire iranien.
