Les débats généraux de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies ont débuté à New York, en présence des représentants des 193 États membres, dans un contexte international chargé, marqué par les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine, les questions liées au climat et à l’intelligence artificielle, ainsi que la crise financière à laquelle est confrontée l’organisation internationale.
La session a été officiellement inaugurée le 8 septembre, avec la prise de fonction de Khalil Rahman, du Bangladesh, à la présidence de l’Assemblée générale, tandis que le débat général se déroule du 22 au 26 septembre, avant de reprendre le 28 du même mois, aucune séance n’étant prévue le dimanche.
Deux séances sont organisées chaque jour : la première de 9 h à 14 h 45, et la seconde de 15 h à 21 h, heure locale de New York, la durée des interventions étant fixée à titre indicatif à 15 minutes.
Le Brésil en premier, les États-Unis en deuxième
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ouvrira les débats en présentant son rapport annuel, aux côtés du président de l’Assemblée générale.
Comme le veut la tradition depuis 1955, le Brésil est le premier pays à prendre la parole devant l’Assemblée générale, tandis que les États-Unis viennent en deuxième position en tant que pays hôte ; le président américain Donald Trump devait prononcer son discours dans la matinée.
Abbas s’adresse à l’Assemblée générale par vidéoconférence
Cette session est marquée par la polémique autour de la participation du président palestinien Mahmoud Abbas, les États-Unis ayant refusé d'accorder des visas à plusieurs responsables palestiniens pour la deuxième année consécutive.
Suite au vote des États membres, Mahmoud Abbas prononcera son discours par le biais d'un enregistrement vidéo, une décision qui a suscité des critiques au sein même des Nations unies, l'Organisation estimant que le refus d'accorder des visas va à l'encontre des obligations de l'État hôte envers les représentants des États participant aux réunions de l'ONU.
La course à la succession de Guterres se poursuit
Parallèlement aux travaux de l’Assemblée générale, les consultations relatives à la désignation du prochain secrétaire général des Nations unies se poursuivent, le mandat de Guterres prenant fin le 31 décembre.
Le candidat est d’abord recommandé par le Conseil de sécurité avant d’être approuvé par l’Assemblée générale, tandis que les consultations se poursuivent à huis clos.
Selon les informations disponibles, sept candidats sont toujours en lice, dont quatre femmes, alors qu’un certain nombre de membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur souhait de voir une femme occuper ce poste pour la première fois dans l’histoire des Nations unies.
Les informations indiquent également que l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet s’est retirée de la course, après n’avoir obtenu le soutien que d’un seul des 15 membres du Conseil de sécurité.
Le climat, les conflits et l’intelligence artificielle en tête de l’ordre du jour
La 81e session se tient sous le slogan : « Restaurer la confiance, gérer la transition : une ONU pour tous ».
Le programme comprend des séances consacrées à l’action climatique, à l’élévation du niveau de la mer et à la préparation aux pandémies, ainsi qu’au 25e anniversaire de la Déclaration de Durban contre le racisme et aux questions de désarmement nucléaire.
On s’attend également à ce que les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine, ainsi que l’intelligence artificielle et la crise financière des Nations Unies, occupent une place importante dans les discours et les interventions des chefs d’État et de gouvernement et de leurs représentants.
Note de la rédaction : cette dépêche a été rédigée sur la base du texte fourni ; il n’a pas été possible de vérifier de manière indépendante ces développements politiques actuels, car la recherche sur Internet n’est pas disponible dans cette conversation.
