L’Agence nationale de l’eau et des forêts a mis à jour ses cartes prévisionnelles relatives aux risques d’incendie de forêt à l’échelle nationale, pour la période allant du 6 au 12 juillet 2026, en s’appuyant sur des données scientifiques ainsi que sur des indicateurs de terrain et climatiques précis.
Ces cartes s’appuient sur l’analyse d’un ensemble de facteurs, parmi lesquels la nature du couvert forestier et son degré d’inflammabilité, ainsi que les prévisions météorologiques et les caractéristiques topographiques des zones concernées, ce qui permet de déterminer de manière proactive les niveaux de risque et d’orienter les efforts de prévention et d’intervention.
Sur la base de cette évaluation, l’agence a classé les régions concernées en trois niveaux de risque, allant du risque moyen au risque élevé, en passant par le risque maximal.
Des régions en alerte rouge en raison du risque d’incendies de forêt
L’agence a défini un risque maximal d’incendie de forêt, correspondant au niveau d’alerte rouge, dans les provinces de Berkane, Nador, Taourirt, Ksar El Kbir, Ifrane, Taounate, Taza, Khenifra, El Haouz, Éssoira, Agadir-Ida-Outanane et Taroudant.
Cette classification signifie que ces zones présentent des conditions très propices à la survenue d’incendies et à leur propagation rapide, notamment en raison de la hausse des températures, de la sécheresse de la couverture végétale et de l’influence des vents ou du relief accidenté dans certaines zones forestières.
Risque élevé dans plusieurs régions du nord et du centre
L’agence a également enregistré un niveau de risque élevé dans les provinces de Chefchaouen, El Faouj, El Araich, Zaan, Tanger-Asilah, Tétouan, M’diq-Fnideq, Jerada, Oujda-Angad, Fès, Kenitra, Rabat, Salé, Skhirat-Témara, Azilal, Beni Mellal, Chichaoua et Midelt.
Ces zones exigent une grande vigilance, notamment en raison de l’afflux croissant de vacanciers et de visiteurs pendant la saison estivale, ainsi que du risque accru de pratiques susceptibles de provoquer des incendies à proximité ou au sein même des forêts.
Risque moyen dans d’autres régions
Quant au niveau de risque moyen, il a été enregistré dans les provinces de Driouch, Al Hoceima, Meknès, El Hajeb, Boulmane, Sefrou, Sidi Qasim et Khemisset.
Bien que le niveau de risque dans ces zones soit inférieur à celui des régions classées en alerte rouge ou à risque élevé, l’agence a insisté sur la nécessité de ne pas baisser la garde, car tout comportement irresponsable pourrait provoquer un incendie, en particulier dans les conditions climatiques estivales.
L’Agence nationale de l’eau et des forêts a appelé les riverains des zones forestières, les professionnels exerçant leurs activités au sein de ces espaces ou à proximité, ainsi que les vacanciers et les visiteurs, à faire preuve de la plus grande prudence.
L’agence a également appelé à éviter toute activité susceptible de provoquer un incendie, comme allumer un feu en plein air, jeter des mégots de cigarette ou laisser traîner des matériaux inflammables. Elle a également appelé à signaler immédiatement aux autorités locales toute présence de fumée ou tout comportement suspect, afin d’accélérer l’intervention et de limiter la propagation des incendies.