Le concours Eurovision de la chanson est confronté à une nouvelle crise après qu’un certain nombre de radiodiffuseurs européens ont annoncé qu’ils boycotteraient la finale du concours, prévue demain, pour protester contre la participation d’Israël à l’édition de cette année.
Les stations d’Irlande, d’Espagne, des Pays-Bas, de Slovénie et d’Islande ont décidé de ne pas couvrir la finale dans le contexte de la guerre israélienne contre la bande de Gaza, qui a entraîné la mort de civils palestiniens et de journalistes.
Au lieu de diffuser le concert, certaines de ces stations prévoient de montrer de vieux objets d’art ou des documentaires sur Gaza dans le dernier créneau horaire.
Ce boycott intervient alors que l’édition 2025 de la compétition a attiré 166 millions de téléspectateurs, faisant de la crise actuelle l’un des moments les plus controversés de l’histoire de l’événement.
Le candidat israélien Noam Bitan a déclaré avoir été hué par des manifestants pro-palestiniens lors de sa prestation en demi-finale mardi à Vienne, la ville hôte du concours de cette année.
L’Eurovision, qui en est à sa 70e édition, est un événement musical européen majeur au cours duquel les pays paient un droit d’entrée et sélectionnent des représentants dans le cadre d’un concours souvent présenté comme une célébration de la musique et de la diversité culturelle.
Malgré les boycotts, certaines chaînes aux Pays-Bas et en Islande retransmettront la cérémonie, et les téléspectateurs irlandais pourront suivre la finale sur les chaînes de la BBC.
Dans d’autres pays qui ne se sont pas officiellement retirés du concours, différentes formes de protestation ont vu le jour. En Belgique, les organisateurs d’un festival alternatif ont encouragé le public à organiser ses propres spectacles au lieu de regarder l’Eurovision.
Le radiodiffuseur belge a annoncé que l’audience de la demi-finale avait diminué de moitié par rapport à l’année dernière, en partie à cause de la participation d’Israël.
L’Union européenne de radio-télévision (UER), organisatrice du concours, n’a pas commenté directement les décisions de boycott, se contentant de souligner que l’Eurovision entend rester un concours apolitique.
