Casablanca se prépare à ouvrir un nouvel espace culturel très attendu, le théâtre de l’Ermitage devant ouvrir ses portes le 15 mai, après des années de travaux et un retard de près de deux ans, le coût du projet s’élevant à 50 millions de dirhams.
Cet espace, désormais appelé Centre régional de musique et de chorégraphie, est destiné à devenir l’un des centres artistiques les plus importants de la capitale économique, avec de multiples installations comprenant un théâtre, un conservatoire dédié à la musique et à la danse, une médiathèque, ainsi que des espaces administratifs et des installations extérieures, dans le cadre d’un concept global qui allie formation et présentation culturelle.
Le coût initial du projet avait été fixé à 38,52 millions AED, avant que les travaux ne deviennent plus compliqués que prévu. Le processus a démarré après l’ouverture des offres le 3 mai 2023, et les travaux devaient être achevés dans les 24 mois, mais le projet a connu un retard supplémentaire de près de deux ans, ce qui a conduit à une augmentation du coût financier total à 50 millions de dirhams.
Après un long processus, le projet se présente aujourd’hui comme un nouveau repère culturel sur lequel les autorités de tutelle misent pour changer la scène artistique de la ville, car elles le considèrent comme un « véritable joyau architectural » qui devrait marquer durablement la vie culturelle de Casablanca.
Le complexe a été construit sous la supervision du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, tandis que la maîtrise d’ouvrage déléguée du projet a été confiée à la Société de Développement de Casablanca.
La musique instrumentale donne le coup d’envoi de l’ouverture officielle
L’ouverture officielle de cet espace se fera à travers un événement à la symbolique particulière, puisque la quatrième édition du Festival marocain de musique andalouse ouvrira ses activités les 15 et 16 mai 2026 à 20h30, marquant ainsi la volonté de lier ce nouvel espace à l’identité musicale marocaine authentique.
Ce choix reflète une tendance qui vise à valoriser les arts traditionnels et à leur donner un espace contemporain. « Cette quatrième édition du Festival marocain de musique andalouse s’inscrit dans la volonté de l’AMAM de faire de la culture et du patrimoine musical marocain un véritable levier de développement durable et de rayonnement », a déclaré Fatima Mabchour, présidente fondatrice de l’AMAM.
Le nouveau théâtre sera le théâtre de deux grandes soirées artistiques, conçues pour offrir un voyage dans les traditions les plus marquantes de la musique andalouse marocaine, avec des noms éminents représentant plusieurs régions du Royaume.
Le vendredi 15 mai, l’orchestre andalou de Rabat, dirigé par le maestro Mohamed Amine Dibi, montera sur scène, ainsi que la célèbre voix d’El Hadj Mohamed Bajdoub et l’artiste Bahaa Ronda. L’orchestre andalou de Tétouan, dirigé par Fahad Benkirane, sera également de la partie, ainsi que le ténor Hakim et le chanteur Bilal El Hawaj.
Le samedi 16 mai, l’Orchestre Andalou de Fès, dirigé par le Maestro Mohamed Brioul, sera présent, avec la participation de Shaimaa Omran, ainsi que la présence de Nas El Ghaiwan, l’un des plus grands noms de l’histoire de la chanson marocaine, et d’autres surprises encore à découvrir.
Il semble que l’ouverture du Théâtre de l’Ermitage ne soit pas seulement le lancement d’un nouvel espace, mais le début d’un pari culturel destiné à renforcer la position de Casablanca sur la carte artistique nationale.
