Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a confirmé mardi 12 mai que le travail sanitaire lié au MV Hondius est loin d’être terminé, malgré l’évacuation réussie de plus de 100 passagers et membres d’équipage à la suite d’une épidémie d’hantavirus qui s’est déclarée à bord ces dernières semaines.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol à Madrid, après la fin des évacuations, qui se sont déroulées dans un contexte de précautions accrues, M. Ghebreyesus a déclaré : « Notre travail n’est pas encore terminé : « Notre travail n’est pas encore terminé ».
Le directeur général de l’organisation a averti que de nouveaux cas pourraient apparaître dans les semaines à venir, en raison de la longue période d’incubation du virus, ce qui signifie que certaines personnes ayant quitté le navire pourraient développer des symptômes plus tard.
Il a souligné l’importance d’une surveillance médicale continue des passagers et des membres d’équipage évacués, ainsi que de la recherche des contacts dans les pays qui ont accueilli des personnes rapatriées du navire.
Les évacuations se sont déroulées dans des conditions d’hygiène strictes, avec des mesures de protection rigoureuses adoptées pour minimiser le risque de transmission, en particulier pendant le transport aérien et l’accueil des passagers dans les établissements de santé.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que la fin de l’évacuation ne signifie pas la clôture du dossier, mais plutôt le début d’une phase de suivi médical et épidémiologique qui peut durer des semaines, dans l’attente de la confirmation qu’aucune infection supplémentaire n’est apparue.
L’hantavirus est un virus souvent associé à l’exposition aux sécrétions de rongeurs infectés. Dans certains cas, il peut entraîner de graves complications sanitaires, d’où la nécessité de le traiter avec prudence, en particulier dans les environnements fermés tels que les navires de croisière.
Les autorités sanitaires d’un certain nombre de pays restent en contact avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour surveiller la situation, effectuer les tests nécessaires et assurer la mise en œuvre des mesures d’isolement et de suivi des personnes concernées.
