Les cours mondiaux du pétrole ont poursuivi leur baisse ce jeudi 18 juin, après l’annonce par le président américain Donald Trump de la signature d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, prévoyant notamment la reprise du trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz.
Les cours du brut ont reculé de plus de 2 % à la suite de la signature de l’accord provisoire entre Washington et Téhéran, les marchés anticipant un retour progressif des approvisionnements iraniens et une amélioration de la circulation maritime dans l’un des principaux couloirs pétroliers du monde.
Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 1,64 dollar, soit 2,06 %, pour s’établir à 77,91 dollars le baril. De même, le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a perdu 1,8 dollar, soit 2,34 %, pour s’établir à 74,99 dollars le baril.
Les deux types de brut ont ainsi atteint leur plus bas niveau depuis trois mois, dans l’espoir que l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran permette la reprise du transport normal de pétrole via le détroit d’Ormuz.
Tony Sycamore, analyste de marché chez « IG », a déclaré : « La vague de ventes s’est intensifiée car les marchés de l’énergie continuent d’anticiper le retour des barils iraniens avec force et à un rythme plus rapide que prévu, à la suite du récent protocole d’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran. »
Ce protocole d’accord, composé de 14 points, devrait marquer le début d’une période de négociations de 60 jours entre Washington et Téhéran, dans le but de consolider les ententes et de parvenir à un accord plus large entre les deux parties.
Les dispositions de l’accord prévoient que l’Iran autorise la libre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz, le trafic maritime devant reprendre pleinement dans un délai pouvant aller jusqu’à 30 jours.
En revanche, des responsables iraniens ont affirmé que ce cycle de négociations, qui s’étendra sur 60 jours, portera exclusivement sur la question du programme nucléaire iranien et la politique de sanctions.
La baisse des cours du pétrole reflète la réaction des marchés à la diminution des risques de perturbation des approvisionnements ; toutefois, l’évolution des cours au cours de la période à venir restera liée au degré de mise en œuvre de l’accord et à la stabilité du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
