Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football, a défendu les pauses prévues pour s’hydrater lors des matchs de la Coupe du monde 2026, affirmant qu’elles avaient été adoptées pour des raisons sportives et non dans le but de générer des recettes publicitaires supplémentaires.
Ces pauses, d’une durée de trois minutes, ont été instaurées lors du tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, afin d’aider les joueurs à faire face aux températures élevées.
Cette décision a toutefois suscité de nombreuses critiques, certains observateurs estimant que ces pauses offraient une occasion supplémentaire de diffuser des publicités, tandis que d’autres les jugeaient inutiles dans certains stades où la température est modérée ou où la climatisation est assurée. L’une de ces pauses a d’ailleurs été accueillie par des sifflets de désapprobation lors du match opposant l’Angleterre au Ghana.
M. Infantino a déclaré que la « FIFA » ne tirait aucun revenu supplémentaire de ces interruptions, car les accords commerciaux avaient été signés bien avant le début du tournoi, soulignant que cette décision était « une question purement sportive ».
Le président de la Fédération internationale a précisé que la chaleur restait la cause principale, mais il a également évoqué la pression liée au tournoi, certaines équipes pouvant disputer huit matchs en 39 jours, ce qui rend les moments de repos essentiels pour les joueurs.
Il a ajouté que la généralisation des pauses pour s’hydrater à tous les matchs visait à garantir l’égalité des conditions entre les équipes, afin qu’aucune équipe ne bénéficie d’un avantage technique supplémentaire lors d’un match disputé sous une forte chaleur, tandis qu’une autre en serait privée lors d’un match disputé à une température plus basse.
Malgré ces précisions, les critiques liées à l’aspect commercial persistent, d’autant plus que la « BBC » a indiqué que le coût d’un spot publicitaire de 30 secondes diffusé pendant les matchs de la Coupe du monde sur « Fox Sports » pourrait varier entre 200 000 et 300 000 dollars.
Entre la défense par la FIFA de la sécurité des joueurs et de l’égalité des chances, et l’opposition des supporters à l’interruption du rythme des matchs, les pauses pour s’hydrater restent l’une des décisions les plus controversées de l’édition 2026.
