Les épreuves de la 25e édition du Prix Hassan II des arts équestres traditionnels se poursuivent à Badar al-Salam, à Rabat « la Tbourida », organisée par l’Université royale marocaine d’équitation sous le haut patronage de Sa Majesté le roi Mohammed VI, jusqu’au 21 juin prochain.
Cette édition voit la participation d’une sélection des meilleures troupes qualifiées, venues de différentes régions du Royaume, lors d’un rendez-vous annuel qui met en valeur la richesse du patrimoine marocain et son lien profond avec l’univers des chevaux et de l’équitation traditionnelle.
Vingt-quatre équipes participent à cette édition, dont 18 dans la catégorie seniors et six dans la catégorie juniors, après s’être qualifiées lors des éliminatoires régionales organisées dans les différentes régions du Maroc.
Les compétitions se déroulent en deux phases : les éliminatoires, qui se tiendront du lundi au jeudi, seront suivies de la phase finale, prévue les samedi et dimanche prochains, afin de désigner le champion du Maroc d’arts de la tabourida pour l’année 2026.
Dans la catégorie senior, s’affrontent des équipes représentant plusieurs régions et provinces, parmi lesquelles Skhirat-Temara, Ksar El Kbir, Khemisset, Safi, Kalaat Sraghna, Settat, Mohammedia, Sidi Bennour, Al-Faqih Ben Saleh, Marrakech, Beni Mellal, Guelmim et Sidi Ifni.
Quant à la catégorie des jeunes, elle voit la participation d’équipes représentant les régions de Khemisset, Taourirt, Jercif, Youssoufia, Mediouna et Guelmim.
La « Tbourida » compte parmi les arts traditionnels marocains les plus remarquables, car elle incarne le lien historique qui unit les Marocains aux chevaux et met en valeur les compétences équestres ainsi que la discipline collective au sein de la troupe.
Au cours des démonstrations, le « commandant » dirige les membres de l’escadron dans une figure collective précise, au cours de laquelle les cavaliers s’élancent en ligne droite avant d’exécuter « la décharge » ou tir collectif à la poudre, qui constitue l’un des éléments d’évaluation les plus importants compte tenu de l’harmonie et de la coordination qu’elle exige entre les cavaliers.
Le jugement repose sur plusieurs critères techniques et esthétiques, parmi lesquels la maîtrise du cheval, la régularité de la formation, la harmonie des mouvements et la précision de la prestation collective, ainsi que le respect du costume traditionnel marocain.
Ce costume comprend la djellaba, le salham, la turban, le pantalon ample et le poignard traditionnel « al-kamia », ainsi que des selles de grande qualité et richement décorées, qui témoignent du savoir-faire de l’artisanat traditionnel marocain.
Cet événement revêt une importance particulière, car il constitue une occasion de préserver l’un des éléments fondamentaux de l’identité culturelle nationale, notamment depuis l’inscription de l’art de la « tabourida » en 2021 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
Cette reconnaissance internationale vient confirmer la valeur historique et culturelle de l’art de la Tbourida, ainsi que son rôle dans la préservation de la mémoire collective marocaine et sa transmission aux générations futures.
