Les cours du pétrole ont fortement augmenté en raison de l'escalade des tensions sécuritaires dans la région du Golfe et de l'arrêt d'un oléoduc stratégique en Arabie saoudite, ce qui a ravivé les craintes de nouvelles perturbations dans l'approvisionnement mondial en énergie.
Selon l'agence Reuters, les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 2,11 dollars, soit 2,02 %, pour atteindre 106,72 dollars le baril.
Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a quant à lui progressé de 2,10 dollars, soit 2,1 %, pour s’établir à 102,15 dollars le baril.
Le principal facteur à l’origine de cette hausse a été l’arrêt forcé de l’oléoduc saoudien reliant l’est à l’ouest, à la suite d’une attaque par drone.
Cet oléoduc constitue un axe vital permettant à l’Arabie saoudite de détourner une partie de ses exportations pétrolières du détroit d’Ormuz, ce qui en fait un élément essentiel des plans visant à sécuriser l’approvisionnement en cas d’escalade des risques dans le Golfe.
Selon les estimations, l'interruption de cet axe pourrait menacer jusqu’à 4 % de l’approvisionnement mondial, ce qui a poussé les marchés à intégrer une prime de risque plus importante dans les prix.
Les pressions s’accentuent en raison du caractère limité des stocks disponibles au port de Yanbu, sur la mer Rouge, les données indiquant que les quantités actuelles ne suffisent que pour environ 5 à 7 jours d’exportations.
Cela signifie qu’une interruption prolongée de la ligne pourrait aggraver les inquiétudes quant à la capacité de l’Arabie saoudite à maintenir son rythme habituel d’expédition, alors que d’autres voies d’approvisionnement en énergie sont confrontées à des défis sécuritaires croissants.
Ces développements se répercutent directement sur les prix des carburants et les prévisions d’inflation mondiale, les marchés surveillant de près tout signe indiquant la durée de l’interruption ou l’aggravation des tensions dans la région.
