Les cours du pétrole ont chuté à leur plus bas niveau depuis quatre mois, à l’issue des pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran qui se sont tenusà Doha, la capitale du Qatar, selon l’agence « Reuters».
Les contrats à terme sur le Brent ont reculé à 70,80 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate américain a chuté à 67,74 dollars, dans un contexte d’optimisme relatif quant à un éventuel apaisement des tensions liées au détroit d’Ormuz et à l’approvisionnement énergétique.
Ce recul s’est produit alors que les marchés attendaient avec impatience les résultats des discussions entre Washington et Téhéran, qui, selon certaines sources, ont porté sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et la possibilité de débloquer des fonds iraniens gelés.
Dans le même ordre d’idées, « Reuters » a rapporté, citant des sources, que les pays de l’alliance « OPEP+ » pourraient convenir, en août prochain, d’augmenter leur production de pétrole d’environ 188 000 barils par jour. Cette coalition regroupe 12 pays membres de l’OPEP, ainsi que 9 pays producteurs non membres de l’OPEP, dont la Russie.
Les pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran se sont achevés à Doha, après avoir porté principalement sur des questions liées à la navigation dans le détroit d’Ormuz et à la levée des restrictions sur certains fonds iraniens.
Le président américain Donald Trump a déclaré que des progrès avaient été réalisés concernant le programme nucléaire iranien, mais des sources proches des négociations ont confirmé que la question nucléaire ne figurait pas à l’ordre du jour de ce cycle de négociations.
Selon certains observateurs, tout apaisement des tensions entre Washington et Téhéran pourrait avoir des répercussions directes sur les marchés de l’énergie, d’autant plus que le détroit d’Ormuz constitue une voie de communication vitale pour le commerce mondial du pétrole et du gaz.
Les cours du pétrole brut resteront, dans la période à venir, tributaires de l’évolution des négociations politiques, des décisions de l’« OPEP+ » en matière de production, ainsi que des niveaux de la demande mondiale en énergie.
