L’escalade militaire entre l’Iran et les États-Unis a repris après que Téhéran a tiré des missiles en direction du Koweït et de Bahreïn, avant que les forces américaines ne réagissent en frappant une installation militaire sur l’île iranienne de Qeshm.
Selon le commandement central américain, le 2 juin, l’Iran a lancé plusieurs missiles balistiques en direction du Koweït et de Bahreïn, mais les systèmes de défense aérienne américains et bahreïniens ont pu intercepter un certain nombre de cibles, sans que les missiles n’atteignent leur destination.
L’armée américaine a également annoncé l’interception d’une nouvelle vague de drones, qui se dirigeaient apparemment vers les installations américaines au Koweït.
En réponse, les forces américaines ont mené une frappe contre un poste de commandement terrestre des forces iraniennes sur l’île de Qeshm. Le commandement central américain a qualifié l’opération de « défensive » et a confirmé qu’il n’y avait eu aucune perte parmi les soldats ou le matériel américains.
Cette escalade intervient alors que les hostilités se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l’Iran, au Liban, ce qui complique encore les efforts diplomatiques visant à stabiliser un cessez-le-feu fragile au Moyen-Orient.
Des preuves anecdotiques suggèrent qu’il existe des divergences entre Washington et Tel-Aviv sur les conditions de la fin du conflit, ce qui se reflète dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Téhéran insiste sur le fait que la situation au Liban doit faire partie de tout accord de paix futur, tandis que Washington tente de séparer les questions régionales de la voie directe de la désescalade avec l’Iran.
Ces nouvelles frappes ont suscité des inquiétudes croissantes quant à la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus importantes du monde sur le plan énergétique, par laquelle transitaient environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié avant le déclenchement du conflit.
Ces craintes se sont rapidement répercutées sur le marché de l’énergie, le prix du baril de Brent augmentant de près de 1 % pour atteindre environ 97 dollars, les investisseurs craignant que la confrontation ne s’étende et ne perturbe les approvisionnements en provenance de l’étranger.
Cette escalade met à l’épreuve le fragile cessez-le-feu, surtout à la lumière des multiples fronts associés à la crise, du Golfe au Liban, et des craintes croissantes que la région ne bascule dans une confrontation plus large.
