Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araqchi, a annoncé vendredi que le détroit d’Ormuz était entièrement ouvert à tous les navires commerciaux jusqu’à la fin de la période de cessez-le-feu, une décision qu’il a qualifiée de conforme à la trêve en cours au Liban.
Dans un message publié sur la plateforme X, M. Araqchi a expliqué que le transit des navires se fera par l’itinéraire coordonné annoncé précédemment par l’Organisation portuaire et maritime iranienne, garantissant la reprise de la navigation commerciale conformément aux dispositions approuvées.
Cette annonce constitue un développement important pour les marchés mondiaux, compte tenu de la position stratégique du détroit d’Ormuz, par lequel transite une grande partie des expéditions mondiales de pétrole, ce qui en fait l’une des voies maritimes les plus sensibles au monde.
Immédiatement après les déclarations iraniennes, les prix du pétrole ont chuté d’environ 10 % sur les marchés internationaux, car les investisseurs s’attendaient à ce que l’approvisionnement en pétrole se stabilise et à ce que la menace d’une perturbation du transport maritime par le détroit soit écartée.
Environ un cinquième du commerce mondial du pétrole passe par le détroit d’Ormuz, de sorte que toute évolution liée à sa sécurité ou à sa situation maritime se répercute rapidement sur les marchés, l’énergie et les prix du brut.
Cette évolution intervient à un moment où les marchés sont très attentifs à tout signe de désescalade régionale, d’autant plus que la stabilité de la navigation dans ce corridor vital reste un élément clé du maintien de l’équilibre de l’approvisionnement mondial.
