L’équipe du président américain Donald Trump a accepté de déplacer le lieu des négociations d’Ankara à Mascate à la suite d’une proposition iranienne. La participation d’autres pays régionaux aux négociations est en cours d’organisation, a rapporté le correspondant d’Axios, Barak Ravid, citant une source arabe.
Jared Kushner, le gendre de Trump, devrait participer aux sessions aux côtés de l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi. Les ministres de pays tels que le Pakistan, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte et les Émirats arabes unis devaient également s’y joindre, mais une source a confirmé à Reuters que l’Iran privilégiait actuellement des discussions bilatérales directes avec les États-Unis. Les efforts diplomatiques se concentrent sur la désescalade et la minimisation des tensions.
Selon d’anciens et d’actuels responsables iraniens, une attaque américaine pourrait déstabiliser le régime de Téhéran et provoquer de nouvelles protestations de la part d’une population mécontente.
Selon les médias, M. Trump a posé trois conditions principales à la reprise du dialogue : L’arrêt complet de l’enrichissement de l’uranium en Iran, le contrôle de son programme de développement de missiles balistiques et la fin de son soutien à des groupes régionaux.
L’Iran a toujours considéré ces trois conditions comme une atteinte inacceptable à sa souveraineté, mais deux responsables ont déclaré à Reuters que les dirigeants spirituels du pays considéraient son programme de missiles balistiques, et non l’enrichissement de l’uranium, comme le principal obstacle à tout accord.
M. Trump a déjà mis en garde contre de « graves conséquences » en cas d’échec des négociations, augmentant ainsi la pression sur Téhéran dans le cadre d’un différend qui a donné lieu à des menaces mutuelles de frappes aériennes et fait craindre que le conflit ne se transforme en une véritable guerre régionale. L’Iran a souligné qu’il ne renoncerait pas à son programme de missiles balistiques, le qualifiant de « ligne rouge » dans toute discussion. Le mardi 3 février, l’armée américaine a abattu un drone iranien qui s’approchait d’un porte-avions américain en mer d’Oman.
Le renforcement de la présence navale américaine dans la région fait suite à la répression musclée par le régime iranien des manifestations antigouvernementales du mois dernier, qui ont été les plus meurtrières en Iran depuis la révolution de 1979. Depuis lors, M. Trump, qui n’a pas mis à exécution ses menaces d’intervention militaire, insiste pour que l’Iran fasse des concessions en matière nucléaire.