Selon les médias, le Liban a connu l’une des attaques les plus meurtrières depuis le début des derniers affrontements, les frappes israéliennes à grande échelle ayant fait plus de 250 morts et plus de 1 100 blessés, dans une escalade qui met à rude épreuve l’accord de trêve régional.
وبحسب ما نقلته وكالة رويترز، فإن هذه الضربات جاءت في توقيت حساس، تزامن مع إعلان اتفاق بين الولايات المتحدة وإيران على هدنة، قالت طهران إنها كان يفترض أن تشمل الساحة اللبنانية أيضًا. غير أن الهجمات الإسرائيلية الأخيرة أثارت شكوكًا متزايدة حول مدى الالتزام بهذا التفاهم الإقليمي وإمكانية استمراره.
Dans ce contexte, le président iranien Masoud Bizshkian a souligné que la consolidation du cessez-le-feu au Liban constituait une condition préalable à tout accord avec Washington, ce qui témoigne de l’importance du front libanais dans les équilibres politiques et militaires actuels de la région.
La capitale, Beyrouth, a été le théâtre mercredi midi d’une série de violentes frappes aériennes ; selon certaines informations, au moins cinq frappes successives auraient secoué la ville. L’armée israélienne a qualifié cette opération de « plus grande attaque coordonnée » menée depuis le début de la guerre.
Selon la Protection civile libanaise, le nombre de morts dans les différentes régions s’élève à 254 personnes, tandis que le nombre de blessés dépasse les 1 100. C’est à Beyrouth que le bilan est le plus lourd, avec 91 morts, ce qui fait de la capitale la ville la plus touchée par cette escalade.
Cette journée est considérée comme la plus sanglante depuis le début du conflit, le 2 mars, lorsque le Hezbollah a commencé à bombarder des cibles en Israël en représailles à l’attaque américano-israélienne contre l’Iran deux jours plus tôt. Depuis lors, Israël a intensifié ses opérations militaires au Liban par le biais d’une campagne aérienne et terrestre de grande envergure.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a qualifié la situation d’horrible, estimant que l’ampleur des meurtres et des destructions dont le Liban a été le théâtre au cours de cette journée est profondément choquante.
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré dans un discours télévisé que le Liban n’était pas concerné par l’accord de trêve conclu avec l’Iran, affirmant que les opérations militaires contre le Hezbollah se poursuivraient. C’est la même position qu’ont réitérée des responsables de la Maison Blanche, dont la porte-parole Caroline Levitt et le vice-président américain Jay D. Vance, qui ont souligné que l’accord ne s’étendait pas au Liban.
De son côté, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a joué le rôle de médiateur dans les négociations, a indiqué que la trêve devait également s’étendre au Liban, selon Reuters.
Trois sources libanaises proches du Hezbollah ont révélé que le groupe avait cessé de bombarder des cibles israéliennes aux premières heures du 8 avril, après avoir reçu des informations indiquant qu’il était concerné par la trêve. Mais les développements ultérieurs et les frappes israéliennes ont poussé le parti à reprendre ses attaques à la roquette, visant le kibboutz Menara dans la matinée du 9 avril.
Dans un communiqué, le parti a affirmé que cette riposte se poursuivrait jusqu’à ce que cesse ce qu’il a qualifié d’« agression israélo-américaine » contre le Liban et son peuple, ce qui montre clairement que l’apaisement régional reste fragile et que les risques d’une nouvelle escalade demeurent bien réels.
