Les manifestations de grande ampleur en Iran auraient fait au moins 12 000 morts, dont la plupart ont péri au cours de deux jours de répression sévère, un chiffre sans précédent dans l’histoire de la république islamique, selon les médias. Ces chiffres ont été publiés par Iran International le 13 janvier.
Selon certains rapports, ces chiffres pourraient ne pas être tout à fait exacts en raison des restrictions strictes imposées à l’internet, qui empêchent la collecte d’informations précises sur l’ampleur des pertes.
Ce bilan stupéfiant doit encore être confirmé par des organisations indépendantes de défense des droits de l’homme. Un rapport publié par Reuters le 12 janvier, citant des activistes iraniens et l’organisation HRANA basée aux États-Unis, fait état de 490 morts parmi les manifestants et de 48 parmi les membres des forces de sécurité, avec plus de 10,5 000 personnes arrêtées en deux semaines. Les autorités iraniennes n’ont pas publié de statistiques officielles sur les victimes.
Citant des témoins oculaires et du personnel médical de plusieurs villes, Iran International rapporte que la majorité des décès ont eu lieu les 18 et 19 décembre 2025. Les rapports accusent le CGRI et la milice Basij d’être responsables de ces opérations.
Les rapports confirment que la répression des manifestations était centralisée et organisée, et non le résultat d’affrontements aléatoires, et qu’elle a été menée sur ordre direct du Guide suprême Ali Khamenei, « avec l’approbation des trois autorités et sous la direction du Conseil de sécurité nationale ».
Selon les médias, la plupart des victimes étaient des jeunes hommes de moins de 30 ans.
Tous les médias en Iran, à l’exception de la radio et de la télévision d’État, sont fortement censurés et directement contrôlés par les services de sécurité, ce qui limite le flux d’informations indépendantes.