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Calcutta, la capitale de l’État du Bengale occidental, dans l’est de l’Inde, a été le théâtre d’une nouvelle épidémie du rare et très dangereux virus Nipah (NiV), un virus appartenant à la famille des paramyxovirus et l’un des agents pathogènes viraux les plus dangereux connus à ce jour.
Selon les derniers rapports officiels des autorités sanitaires locales, cinq cas ont été confirmés à ce jour, dont des membres du personnel médical (médecins et infirmières). Plus de 100 autres personnes restent en quarantaine stricte, tandis que les personnes infectées sont traitées dans des unités d’isolement spécialisées au sein des hôpitaux de la ville.
Il n’y a ni traitement ni vaccin. Le taux de mortalité dépasse 80 % dans certains foyers.
Le virus Nipah a un taux de mortalité très élevé, allant de 40 à 80 % selon la souche et les soins médicaux disponibles, ce qui le rend dix fois plus dangereux que le nouveau coronavirus (COVID-19). À ce jour, il n’existe pas de vaccin approuvé ni de traitement antiviral spécifique, et le traitement se limite à un soulagement des symptômes et à des soins de soutien.
Le virus se transmet principalement des chauves-souris frugivores (appelées renards volants) à l’homme, soit par contact avec leurs fluides biologiques, soit en mangeant des fruits contaminés par leur salive ou leur urine. Il peut également être transmis directement d’homme à homme, en particulier dans des environnements hygiéniques surpeuplés, ce qui en fait un candidat à une épidémie rapide.
Des symptômes étranges qui ressemblent à ceux de la grippe
Les symptômes apparaissent généralement après une période d’incubation de 4 à 45 jours et ressemblent d’abord à ceux de la grippe :
- Hyperthermie soudaine
- Maux de tête et douleurs musculaires intenses
- Toux et fatigue générale
Mais le virus progresse à une vitesse effrayante vers le système nerveux central, provoquant une encéphalite aiguë. Dans les cas graves, dans les 24 à 48 heures, des vertiges, des convulsions, une perte de conscience, le coma et souvent la mort surviennent.
Classification de l’Organisation mondiale de la santé et risque de pandémie
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le virus Nipah parmi les maladies hautement prioritaires, car il est susceptible de provoquer une nouvelle pandémie en raison de sa capacité à se transmettre entre humains, de l’absence de traitements et de vaccins efficaces et de son taux de mortalité élevé.
Les autorités indiennes procèdent actuellement à des analyses approfondies d’échantillons de chauves-souris au zoo de Calcutta à l’aide de la technologie PCR afin d’identifier la source de l’épidémie actuelle et d’essayer d’endiguer le virus avant qu’il ne se propage davantage.