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Les données du ministère de l’équipement et de l’eau ont révélé mardi une amélioration significative de la situation hydrique nationale, le taux de remplissage total des barrages atteignant 53,99 %, avec un stock de 9,05 milliards de mètres cubes, contre seulement 27,72 % le même jour de l’année dernière.
Les données quotidiennes montrent une nette disparité entre les bassins hydrographiques, les régions du nord et du nord-ouest bénéficiant le plus des récentes précipitations.
Principaux bassins et taux de remplissage actuels
- Le bassin de Locos : 69,82 % (performance exceptionnelle, plusieurs grands barrages tels que Wadi Makhazine, Ibn Battuta et Palm atteignant 100 %)
- Le bassin de l’Abouregreg : 96,50% (barrage de Sidi Mohamed Ben Abdallah à 99,01%, assurant un approvisionnement stable en eau potable pour l’axe Rabat-Casablanca)
- Bassin de Sibu : 66,15% (le barrage Unity dépasse 2500 millions de mètres cubes)
- Bassin d’Umm Al Rabieh : 29,96 % (une amélioration significative par rapport aux 5,15 % de l’année dernière, mais le barrage de Masirah est toujours à 13,59 %).
- Bassin de Souss Massa : 53,45 % (contre 16,41 % l’année dernière)
- Bassin du Draa Oued Noun : 31,01% (relativement stable avec une amélioration significative)
Signes d’amélioration et impact sur la campagne agricole
Ces chiffres, enregistrés au début du premier trimestre 2026, dissipent les nombreuses craintes qui ont prévalu au cours des sept dernières années de sécheresse. En plus d’assurer l’approvisionnement en eau potable de la population, ces réserves apportent un soutien important aux grands systèmes d’irrigation, promettant une saison agricole prometteuse et réduisant la pression sur les aquifères souterrains.
Appel à la rationalisation de la consommation malgré l’amélioration
Malgré la satisfaction de ce pourcentage national de près de 54%, les experts soulignent que l’amélioration actuelle n’excuse pas la nécessité de poursuivre la politique de rationalisation de la consommation d’eau. Le changement climatique rend les précipitations irrégulières et incertaines, ce qui nécessite la promotion de techniques d’irrigation économiques, la protection des ressources en eau et la préparation à des saisons moins abondantes à l’avenir.