Le jury du Prix international Argana de poésie a annoncé ce mardi à Rabat qu’il attribuait son prix, pour sa dix-huitième édition de l’année 2026, à la poésie palestinienne, représentée par les œuvres de quatre poètes : Ghassan Zakat, Youssef Abdelaziz, Taher Riad et Zuhair Abu Shaib.
Cette décision constitue une première dans l’histoire du prix, car c’est la première fois que le prix est décerné à une expérience poétique collective plutôt qu’à un seul poète, ce qui témoigne d’une reconnaissance particulière de la richesse de la création poétique palestinienne et de la diversité de ses voix.
La Maison de la poésie au Maroc, qui supervise l’organisation du prix chaque année en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, a précisé que cette distinction rendait hommage à la poésie palestinienne pour l’ensemble de son œuvre littéraire, fondée sur la diversité des expériences et la pluralité des visions, tout en restant ouverte aux grandes questions de la poésie et à sa dimension humaine et universelle.
Le communiqué ajoute que ce choix rend hommage à une œuvre poétique qui a su élargir les horizons de l’écriture poétique, tout en conservant une sensibilité esthétique et linguistique fidèle à l’essence même du poème et à ses questions profondes.
Les organisateurs ont indiqué que le prix, qui porte le nom de l’arganier, un arbre rare poussant dans le sud du Maroc, sera remis aux quatre poètes lors d’une cérémonie officielle qui devrait se tenir le 25 avril au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain.
Il a également été décidé de répartir le montant du prix à parts égales entre les lauréats, et de remettre à chacun d’entre eux le trophée du prix ainsi qu’un certificat d’appréciation.
Le Prix international Argana de poésie a déjà été décerné à plusieurs figures éminentes de la scène poétique arabe et mondiale, parmi lesquelles le poète palestinien Mahmoud Darwish, aujourd’hui décédé, ainsi que le Bahreïni Qasim Haddad, l’Italien Giuseppe Conte, le Marocain Mohamed Al-Ashari, l’Irakien Saadi Youssef et le Libanais Wadih Saadeh.
