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La nouvelle augmentation des prix des carburants, entrée en vigueur le 16 mars, a suscité le mécontentement général des associations de protection des consommateurs. La Fédération nationale des associations de consommateurs (FNAC) a exprimé sa profonde inquiétude face à cette augmentation qui, selon elle, exacerbe la pression financière sur les personnes à revenus moyens et faibles au Maroc.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, la Fédération a confirmé qu’elle suivait avec une grande inquiétude l’évolution des prix des carburants, notant que la récente augmentation d’environ deux dirhams par litre d’essence et de 1,50 dirhams par litre d’essence sans plomb, un ratio qui se traduit directement par une augmentation du coût de la vie quotidienne.
Des répercussions au-delà des stations-service
La Fédération a expliqué que les effets de cette augmentation ne se limitent pas au prix du carburant à la pompe, mais s’étendent à une série de produits et de services. « Cette augmentation affecte directement le pouvoir d’achat des citoyens et se traduit par une hausse successive des prix des transports, des produits alimentaires de base et de divers services quotidiens », ce qui aggrave les souffrances des familles dans les conditions économiques actuelles.
Doutes sur la coordination entre les distributeurs
La Fédération a dénoncé non seulement l’augmentation elle-même, mais aussi la manière dont elle a été mise en œuvre. « La synchronisation complète de la hausse des prix le 16 mars à minuit soulève de sérieuses questions quant au respect des règles de la libre concurrence et peut indiquer une coordination entre les distributeurs », a-t-elle déclaré. Elle a également indiqué avoir reçu des plaintes de citoyens selon lesquelles certaines stations-service refusaient de vendre du carburant avant l’entrée en vigueur des nouveaux prix, qualifiant ces pratiques d' »illégales et inacceptables ».
Demandes d’enquêtes et d’interventions urgentes
La Fédération nationale des associations de consommateurs a appelé les autorités compétentes à lancer des enquêtes immédiates et à intensifier les opérations de contrôle. « Menez des enquêtes approfondies et renforcez les inspections afin de garantir le respect des règles de concurrence et la protection des droits des consommateurs », a-t-elle déclaré. Elle a non seulement appelé à la surveillance, mais a également proposé des mesures pratiques pour alléger la pression exercée sur les citoyens, notamment :
- Révision temporaire des taxes sur les carburants (TIC et TVA) pour absorber une partie de la hausse internationale.
- Plafonner les marges commerciales ou réglementer les prix dans une phase de transition.
- Promouvoir la transparence de la structure des prix et des marges obtenues par les distributeurs.
Rejet total des « augmentations successives »
La Fédération a mis en garde contre toute tentative de justifier l’augmentation des prix des biens et services sous le prétexte de la hausse des prix des carburants, soulignant qu’elle « rejette catégoriquement toute augmentation des prix des biens et services basée sur la hausse des prix des carburants ». Il a rappelé que les prix n’ont pas diminué au cours des périodes précédentes lorsque les prix des carburants ont baissé, faisant du consommateur « la seule variable d’ajustement » à chaque fois.
La Fédération conclut sa déclaration en appelant les autorités à « prendre des mesures urgentes pour assurer plus de justice, de transparence et d’équité économique », soulignant que les préoccupations des citoyens concernant la détérioration du pouvoir d’achat doivent être prises au sérieux.