La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a annoncé mardi sa décision officielle de faire appel des décisions de la Commission de Discipline de la Confédération Africaine de Football (CAF) concernant les événements survenus lors du match de la finale de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, qui s’est déroulé le 18 janvier entre l’équipe nationale marocaine et le Sénégal au Complexe Sportif Prince Moulay Abdallah à Rabat.
La finale a été marquée par « le retrait des joueurs et du staff technique de l’équipe nationale sénégalaise de l’aire de jeu, l’envahissement du terrain par les supporters sénégalais et les violents affrontements qui s’en sont suivis ». L’université a estimé que les sanctions prononcées par la commission de discipline n’étaient pas à la hauteur de « la gravité des faits », soulignant qu’elle s’efforcera de « préserver tous ses droits garantis par les lois et règlements ».
Sanctions prononcées par la CAF
Les décisions de la commission de discipline prévoyaient des sanctions pour les deux équipes :
- Du côté marocain : Achraf Hakimi et Ismail Sibari suspendus, et des amendes imposées à l’université pour le comportement des ramasseurs de balles, l’interférence dans la zone VAR, et l’utilisation de lasers par certains supporters.
- Du côté sénégalais : Une suspension de cinq matches pour l’entraîneur Babou Thiaw, des sanctions pour les joueurs et des amendes pour la fédération sénégalaise pour le comportement de ses supporters et de son staff technique.
Cependant, la Royal League estime que les incidents les plus graves – le retrait du Sénégal du stade et l’envahissement du terrain par ses supporters – n’ont pas été sanctionnés à la hauteur de leur gravité, considérant qu’ils constituent un précédent dangereux dans l’histoire de la compétition continentale.
Prochaines étapes juridiques
L’appel sera soumis à la Commission d’appel de la CAF, où l’Université royale marocaine présentera tous les documents et preuves à l’appui de sa position, soulignant que l’objectif est « d’obtenir justice et de sauvegarder les droits de l’équipe nationale et du football marocain ».